La problématique de la résistance aux antimicrobiens qui constitue une menace mondiale nécessite une étude globale sur le terrain afin d’obtenir des statistiques précises sur l’ampleur du phénomène, l’utilisation et les effets qui en résultent a indiqué Abdelhak Saihi ministre de la santé à l’ouverture, jeudi, des travaux de la journée thématique consacrée à la question.
La consommation d’antibiotiques connaît une évolution importante qui doit être freiner de manière à limiter l’utilisation qu’«aux prescriptions du médecin ».
Le ministre a souligné l’importance de ne pas prendre d’antibiotiques sans ordonnance et de consulter un médecin pour une utilisation appropriée, notant que la surutilisation ou l’utilisation incorrecte conduit à l’émergence de la résistance aux antibiotiques, ce qui rend les traitements inefficaces.
Le ministre de la santé a indiqué «ne pas arrêter de prendre l’antibiotique une fois que l’état de santé du patient s’améliore, appelant à toujours s’assurer de compléter la période de traitement approuvée par le médecin traitant», notant la disponibilité sur le marché de tous les médicaments y compris les antibiotiques.
Il ainsi insisté sur la prévention et la sensibilisation de la population ainsi que les professionnels de la santé sur les conséquences de la résistance aux antimicrobiens.
A noter que la résistance aux antimicrobiens (RAM) sera abordée pour la deuxième fois lors d’une réunion de haut niveau en marge de la prochaine Assemblée générale des Nations Unies le 26 septembre 2024, à New Yok aux Etats-Unis, une occasion d’accélérer l’action politique sur la RAM sur la base de l’approche “Une seule santé“.
L’événement parallèle offrira aux chefs de gouvernement et d’État, aux ministres et aux dirigeants politiques la possibilité de discuter d’approches efficaces pour lutter contre la RAM aux niveaux local, national et mondial en ce qui concerne le financement, l’élaboration de politiques et la collaboration multisectorielle.
Par le biais d’une déclaration politique, les États membres des Nations Unies s’engageront à atteindre de nouveaux objectifs et à prendre des mesures pratiques pour lutter contre cette menace mondiale pour les humains, les animaux, les plantes et l’environnement.
Djamila Kourta
