Dans la prise en charge du diabète pédiatrique, l’éducation thérapeutique s’impose comme un pilier incontournable. C’est un des axes abordés durant la Master Class PeDiab Academy organisée, ce week- end par le laboratoire Sanofi, au profit des pédiatres du secteur public et privé.
Animée par quatre pédiatres expertes professeurs en pédiatrie des différents centres hospitaliers d’Alger, cette formation met en avant l’importance d’un accompagnement permanent des patients et leurs parents dans la prise en charge de la maladie.
L’éducation thérapeutique, reste encore insuffisamment structurée dans de nombreux services, où «elle est souvent pratiquée de manière informelle» a indiqué Pr Dahila Bekkat Berkani cheffe de service de pédiatrie à l’hôpital de Bainem.
Une composante essentielle du traitement
Elle rappelle que selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’éducation thérapeutique vise à aider les patients à acquérir les compétences nécessaires pour gérer leur maladie au quotidien.
Dans le cas de l’enfant diabétique, cette démarche concerne autant le patient que sa famille. Elle occupe une place centrale dans la prise en charge, aux côtés du traitement médical, de l’alimentation, de l’activité physique et du soutien psychologique a ajouté Pr Bekkat Berkani.
Une approche spécifique chez l’enfant
Contrairement à l’adulte, l’enfant est en constante évolution. “L’éducation thérapeutique doit donc être adaptée à son âge, à son développement et à ses capacités de compréhension”, a t-elle précisé.
Les parents jouent un rôle clé, notamment au début, avant qu’une autonomie progressive ne soit transférée à l’enfant puis à l’adolescent. Cette transition nécessite un accompagnement structuré et continu.

A la cloture de cette Master Class, les spécialistes étaient unanimes à dire qu’une meilleure connaissance de la maladie permet désormais, dans certains cas, de la détecter avant l’apparition des symptômes, grâce à des tests spécifiques.
“Un progrès important qui aide à éviter des complications graves dès le diagnostic“, a expliqué Pr Guedouarn cheffe de service de pédiatrie au CHu Hussein Dey.
L’éducation thérapeutiaue, un pillier central
Mais sur le terrain, les médecins restent prudents : tous les enfants ne doivent pas être dépistés systématiquement. L’enjeu est plutôt d’informer les familles et les accompagner dans leurs choix.
Le traitement, lui, repose toujours sur l’insuline, indispensable à la survie. Toutefois, la prise en charge ne se limite plus aux injections. Elle repose désormais sur un pilier central : l’éducation thérapeutique.
Apprendre à gérer son alimentation, adapter son traitement au sport, réagir en cas de maladie… autant de compétences que l’enfant et ses parents acquièrent progressivement, avec l’aide des soignants. L’objectif est clair : permettre à l’enfant de vivre le plus normalement possible, sans que le diabète ne soit un frein.
Aujourd’hui, les spécialistes parlent moins d’autonomie que de “co-gestion”, où l’enfant, sa famille et l’équipe médicale avancent ensemble.
Un message simple se dégage : face au diabète de type 1, la connaissance et l’accompagnement font toute la différence.
Djamila Kourta
