Le diabète de type 1 chez l’enfant progresse de manière alarmante à l’échelle mondiale, avec près de 100 000 nouveaux cas chaque année selon la Fédération internationale du diabète. Face à cet enjeu, la PeDiab Academy, initiative du laboratoire Sanofi, s’impose comme un levier clé pour accompagner les professionnels de santé et améliorer la prise en charge des patients, avec pour objectif une meilleure qualité de vie des enfants vivants avec un diabète.
Cette nouvelle session organisée à Alger après Mostaganem et Constantine s’inscrit dans ce programme de formation destiné aux spécialistes en pédiatrie est dédié à la prise en charge des enfants atteints de diabète de type 1.
Une rencontre qui a réunit des experts et professionnels de santé autour d’un objectif essentiel : améliorer concrètement la prise en charge et assurer une meilleure qualité de vie des jeunes patients et de leurs familles.
Au programme, deux journées de formations mêlant bases scientifiques, éducation thérapeutique et ateliers pratiques, pour allier savoir et application sur le terrain.

Mais au-delà des connaissances, c’est surtout l’échange qui fait la force de cette rencontre a indiqué Dr Meddour Saida, directrice médicale chez Sanofi: «Nous favorisons ainsi la discussion, le partage d’expériences et l’analyse de cas cliniques dont l’objectif est de former, accompagner et transformer pour chaque enfant vivant avec un diabète».
La situation est particulièrement alarmante en Algérie
Cette maladie auto-immune, qui détruit les cellules productrices d’insuline, progresse d’environ 3% chaque année. En Algérie, la situation est particulièrement alarmante du fait qu’elle occupe la sixième place des prévalences les plus élevées dans le monde ont indiqué les experts qui ont animé la Master Class PedDiab .
“près de 50 % des enfants sont diagnostiqués suite à un épisode d’acidocétose diabétique inaugurale, une complication grave qui reste la principale cause de mortalité liée au diabète de type 1″, a alerté Pr Assia Guedouar cheffe de service pédiatrie au CHU Nefissa Hamoud (ex-Parnet).

Le diabète de type 1 résulte d’une combinaison de facteurs génétiques et environnementaux relève t-elle. Certaines infections virales ou un déséquilibre du microbiote intestinal pourraient jouer un rôle déclencheur, a t-elle souligné.
Ces constats soulignent l’urgence de renforcer les stratégies de diagnostic précoce et de prise en charge adaptée en raison du caractère silencieux de la pathologie: “la maladie évolue en plusieurs phases avant l’apparition des symptômes, a t-elle indiqué en insistant ainsi sur l’importance du dépistage, notamment chez les enfants à risque.

Une maladie multifactorielle : génétique et environnement
Pr Guedouar a rappelé que le diabète de type 1 est une maladie auto-immune complexe, reposant sur l’interaction de deux facteurs essentiels, une prédisposition génétique, notamment liée aux antigènes HLA de classe II et un facteur environnemental déclencheur.
“Plus de 70 variants génétiques ont été identifiés, dont certains augmentent fortement le risque, tandis que d’autres jouent un rôle protecteur », a t-elle expliqué en précisant que la génétique seule ne suffit pas à expliquer l’augmentation des cas. “L’environnement joue un rôle déterminant », tranche t-elle.
Le rôle suspecté des infections et du microbiote
Elle fait savoir que certaines infections virales, notamment le virus Coxsackie, sont fortement suspectées de déclencher la maladie : “Elles pourraient agir en détruisant directement les cellules du pancréas, en perturbant le système immunitaire ou en provoquant une inflammation excessive ».
Par ailleurs, un déséquilibre du microbiote intestinal pourrait également favoriser cette réaction en facilitant le passage d’agents déclencheurs vers le pancréas, a- t-elle souligné.

Une maladie qui évolue en silence pendant des années
pour elle, l’une des avancées majeures de ces dernières années est la compréhension de l’histoire naturelle du diabète de type 1. La compréhension de différents mécanismes de la pathologie ouvre la voie à un nouveau défi : le dépistage ciblé, notamment chez les apparentés de patients diabétiques.
L’enjeu est majeur selon elle est : “diagnostiquer plus tôt pour éviter les complications graves et, à terme, développer des stratégies de prévention”.
Djamila kourta
