Le Coût de la prise en charge des patients diabétiques représente 28 % des dépenses de la CNAS en 2020 , avec un coût estimé à 54 milliards de dinars. Le marché des antidiabétiques représente 15% du marché pharmaceutique algérien.
Un poids économique de la maladie assez lourd au vu des chiffres exposés lors d’un symposium de Novo Nordisk animé par M. Mehdi Lachgar spécialiste en économie de la santé au 8e congrès la de fédération algérienne de Pharmacie qui s’est tenu à Alger es 14 et 15 novembre.
Après avoir abordé l’épidémiologie du diabète dans la région MENA et en Afrique, dont la prévalence est en nette augmentation avec total de 73 millions de diabétiques soit un adulte sur 6, le conférencier a abordé le fardeau économique du diabète dans la région « le marché des antidiabétiques représente 9% des ventes totales », a indiqué M. Lachgar en précisant que « l’Algérie arrive avec 15% du marché des antidiabétiques dans la région MENA et cela représente 15% du marché pharmaceutique algérien ».
Ce qui place l’Algérie, a- t-il souligné à la troisième place avec 347 millions de dollars avant de préciser que « plus de 80% du marché algérien est réalisé dans les insulines face à un léger recul des antidiabétiques de 2019-2023 »
Quant à la répartition des sources de financement des dépenses de santé en Algérie, l’analyse du spécialiste fait ressortit la part des ménages (out off pocket) en premier classement avec 36%, ce qui avoisine la part des financements de l’Etat qui est à hauteur de 37% puis suivi de de la CNAS avec 26% . Le secteur des assurances privées ne représente qu’un 1 % selon le même exposé.
La réduction des coûts de la prise en du diabète passe, selon M. Lachgar par l’amélioration de l’accès aux médicaments innovants, définir les besoins non satisfaits et s’appuyer sur des analyses d’impact budgétaire, analyses cout efficacité et analyse coût de contrôle thérapeutique.
Au vu de cette présentation chiffrée, il est clair que la charge pour le patient diabétique est doublement lourde devant l’Etat et la CNAS. La lutte contre le diabète est plus que jamais une urgence d’autant que les prévisions font état d’une augmentation significative des dépenses et du nombre de cas de diabétiques à l’horizon 2030.
Djamila Kourta
