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Ebola en RDC: Plus de 1.000 cas et 254 décès

Plus de 1.000 cas de contamination ont été enregistrés en République démocratique du Congo (RDC), où sévit une épidémie de maladie Ebola déclarée le 15 mai et qui a fait plus de 250 morts à ce stade, selon un dernier bilan officiel publié lundi.

L’Institut national de santé publique congolais (INSP) a enregistré 1.003 cas et 254 décès, soit un taux de létalité moyen de 25,3%. La quasi totalité des malades sont signalés en Ituri (91,3% des cas et
80,7% des décès), province reculée du nord-est congolais en proie aux violences de groupes armés.

La capacité de test de la RDC, très faible au début de l’épidémie, s’est améliorée, ce qui explique en partie l’augmentation du nombre des cas recensés.

Mais organisations humanitaires internationales et ONG déployées sur le terrain estiment de façon unanime que les chiffres officiels sont encore sous-estimés.

En RDC, trois provinces au total sont touchées: l’Ituri, le Nord-Kivu voisin et le Sud-Kivu, qui représentent ensemble une population estimée à
15 millions de personnes.

Le virus, qui provoque une fièvre hémorragique, s’est également propagé en Ouganda, où les autorités ont déclaré le 11 juin que la situation était “sous contrôle”. Vingt cas confirmés dont deux décès ont été recensés dans le pays frontalier de la RDC.

L’épidémie est causée par le virus Bundibugyo, pour lequel il n’existe aujourd’hui ni vaccin, ni traitement. Les vaccins mis au point ne sont efficaces que contre le virus Zaïre, responsable des plus grandes épidémies d’Ebola connues jusqu’ici.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré une urgence de santé publique de portée internationale et l’Africa CDC estime que dix pays de la zone sont à risque.
Ebola a tué plus de 15.000 personnes en Afrique au cours des 50 dernières années.

APS

 

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