Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a lancé, dimanche, lors de la réunion du Conseil des ministres qu’il a présidée, un appel à l’ensemble des enfants de l’Algérie parmi les scientifiques établis à travers le monde afin de participer et de contribuer au projet de développement visant à hisser le pays au rang des nations avancées, en mettant à profit leur expertise, indique un communiqué du Conseil des ministres.
L’Algérie se dote d’une instance inédite pour mobiliser ses talents expatriés. Le nouveau Conseil supérieur de la communauté scientifique nationale à l’étranger aura pour mission d’intégrer les élites de la diaspora aux grands projets de développement du pays.
Une structure autonome au sommet de l’État
Afin de garantir l’efficacité et le poids institutionnel de cette nouvelle instance, les autorités ont opté pour un positionnement stratégique fort. Ce Conseil, à vocation consultative, bénéficiera de prérogatives inédites :
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Un ancrage présidentiel : il sera placé sous l’autorité directe de la présidence de la République.
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Une indépendance d’action : il disposera d’une totale autonomie, tant sur le plan financier qu’administratif.
L’objectif est de bâtir un réseau solide et institutionnalisé avec les chercheurs, médecins, ingénieurs et universitaires algériens qui brillent aujourd’hui à l’international.
« La porte de la liberté » ouverte aux experts expatriés
Le constat est partagé depuis de nombreuses années : des milliers de scientifiques et d’experts algériens évoluent dans les centres de recherche et les entreprises les plus prestigieux du monde, mais les mécanismes pour capter ce savoir-faire manquaient cruellement.
Pour marquer cette rupture, le président de la République a lancé un appel direct à la diaspora, soulignant que « la nation algérienne est fière de ses compétences où qu’elles se trouvent ». En promettant de leur ouvrir « largement la porte de la liberté », le chef de l’État invite ces “pôles du savoir” à collaborer étroitement avec les experts locaux.
A cette occasion, le président de la République a lancé «un appel à tous les enfants de l’Algérie parmi les pôles du savoir à travers le monde» afin qu’ils prennent part au projet de développement du pays et contribuent, à travers leurs expériences et leurs compétences, à son accession au rang des nations développées.
Si la contribution potentielle de la diaspora a toujours été reconnue dans le débat public, les obstacles bureaucratiques et le manque de structures de coordination freinaient les initiatives.
Avec la création de ce Conseil supérieur, le gouvernement affiche sa volonté de dépasser les simples vœux pieux pour mettre en place une véritable diplomatie scientifique. L’enjeu est crucial : capitaliser sur l’expérience de cette élite internationale pour accélérer la modernisation de l’Algérie et hisser le pays au rang des nations avancées.
D.K
