Réunis en assemblée générale convoquée par le SNECHU, les enseignants chercheurs hospitalo-universitaires ont salué, mardi, le nouveau statut de l’enseignant chercheur hospitalo -univeristaire et la révision du régime indemnitaire publiés au journal officiel N° 18 du le 18 mars 2024.
Revenant point par point sur ces acquis en négociation depuis 2009, le Pr Belhadj a rappelé que ce nouveau texte reconnaît pour la première fois les activités sanitaires, comme activité d’encadrement et de formation au niveau l’hôpital. La nouveauté est également du fait que l’indemnité d’évolution professionnelle l’IEP est comptabilisée à 100% pour les jeunes maitres assistants recrutés ainsi que la création du poste de responsable pédagogique par service, ce qui permettra de valoriser le travail de nos enseignants chercheurs.
Pour ce qui est du régime indemnitaire, le président du SNECHU a affirmé que l’hospitalo-universitaire bénéficie de deux régimes indemnitaire notamment celle de l’enseignant qui est fixée entre 12.000 à 13.000 DA pour les maitres assistants (échelon 6). « Cette indemnité varie selon les échelons et elle peut atteindre 30.000 da pour l’échelon 10, et aussi pour les maitre de conférence A et B et le Professeur. Le Professeur chef de service a une augmentation nette de 54.000 DA, » a -t-il expliqué. Concernant l’indemnité relevant du ministère de la santé, le Pr Belhadj souhaite la revalorisation de cette indemnité surtout pour les jeunes hospitalo-universitaires au vu de l’exode de nos jeunes médecins vers le secteur privé et à l’étranger notamment pour certaines spécialités. Il estime que les pouvoirs publics doivent développer une politique efficace pour « retenir ces compétences pour le développement de notre système de santé et des soins de hauts niveau en leur offrant des salaires décents», a -t-il ajouté en précisant que le SNECHU a fait la proposition qui consiste à autoriser l’activité lucrative légalement pour les hospitalo -universitaires pendant les week -end dont le but est d’encourager ces derniers à rester dans leur pays.

Le second point débattu lors de cette Assemblée générale est l’organistion du concours de chefferie de service. Le Président du SNECHU a fait savoir que le dernier concours de chef de services date de 2020. “De nombreux centres universitaires fonctionnent actuellement avec des chefs de services intérimaires à travers le territoire », a t-il déclaré. “Il est temps d’organiser ce concours et retrouver une activité hopsitalière pérenne », et d’ajouter: « Le ministre de la santé nous a rassuré et le concours aura lieu prochainement avant l’été ».
Le Pr Mourad Ouali, membre du bureau du SNECHU revient sur les principaux acquis pour les hospitalo universitaires tout en exprimant sa satisfaction pour la reconnaissance de l’activivté pédagogique au niveau des structures hopitalière
Pour Pr Oulai le SNECHU est satisfait de ces acquis mais bacoup de travail reste à faire notamment l’amélioration des conditions de travail, la mise en place d’une réglementation de l’activvité lucrative à l’instar de tous les pays du monde.
“Ce qui permerttra d’améliorer les conditions socioéconomiques mais aussi de participer au niveau du secteur privé qui est complémentaire au secteur public tout en gardant nos compétences dans notre pays», a t-il dit.
Il estime que le régime indemnitaire tel qu’il est présenté dans ce nouveau satatut reste aussi un acquis. “Ces augmentation en plus de toutes les autres mesures incitatives peuvent encourager les praticiens santé publique à faire la carrière hospitalo-universitaire » , a t-il ajouté.
Djamila Kourta
