Aller au contenu

Maturité réglementaire pharmaceutique ML3 : levée de plus de 82 % des réserves formulées par les experts de l’OMS

L’Algérie poursuit ses efforts pour renforcer son système national de réglementation pharmaceutique et l’aligner sur les standards internationaux. Dans cette perspective, un atelier technique consacré à l’autoévaluation du dispositif national a été lancé samedi à Alger, réunissant des cadres des ministères de l’Industrie pharmaceutique et de la Santé, des représentants de l’Agence nationale des produits pharmaceutiques (ANPP) ainsi que des experts de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Cette rencontre s’inscrit dans un processus engagé depuis plus d’une année avec l’accompagnement de l’OMS. L’objectif affiché est l’obtention du niveau de maturité réglementaire 3 (ML3), une classification reconnue à l’échelle internationale qui atteste de la capacité d’un pays à assurer un contrôle efficace, transparent et fiable de son secteur pharmaceutique.

Des avancées significatives dans la mise à niveau du cadre réglementaire

Dans une allocution prononcée en son nom par le chef de cabinet du ministère, Fouad Ben Slimane, le ministre de l’Industrie pharmaceutique, Wassim Kouidri, a mis en avant les progrès enregistrés au cours des derniers mois. Selon lui, les différentes sessions de travail organisées avec les experts internationaux ont permis de revoir et d’actualiser de nombreux textes et procédures réglementaires.

Ces réformes ont notamment conduit à la levée de plus de 82 % des réserves formulées par les experts de l’OMS lors de la phase d’évaluation initiale. Un résultat que le ministère considère comme un indicateur tangible des avancées réalisées dans la mise à niveau du système national de régulation pharmaceutique.

Une reconnaissance internationale aux retombées économiques importantes

Au-delà de sa portée technique, l’obtention du niveau ML3 représente un enjeu stratégique pour l’industrie pharmaceutique algérienne. Cette reconnaissance internationale est appelée à renforcer la crédibilité des produits fabriqués localement et à faciliter leur accès aux marchés extérieurs, en particulier africains.

Un levier pour les exportations et la souveraineté sanitaire

Pour les autorités, cette étape pourrait ainsi contribuer à soutenir les exportations de médicaments et à consolider la place de l’Algérie dans la dynamique d’intégration sanitaire et économique que connaît le continent africain.

Les travaux de l’atelier se poursuivront jusqu’au 18 juin. Les participants bénéficieront de l’expertise de la Dre Ndeye Magatte Diop, spécialiste de l’Agence sénégalaise de réglementation pharmaceutique, chargée d’accompagner les cadres des secteurs concernés dans la poursuite du processus menant à l’atteinte du niveau de maturité réglementaire ML3.

À travers cette démarche, les pouvoirs publics entendent franchir une nouvelle étape dans la modernisation de la gouvernance pharmaceutique nationale, un chantier devenu central dans la stratégie de développement de l’industrie du médicament et de renforcement de la souveraineté sanitaire du pays.

Rania. N

error: Content is protected !!