À l’occasion de la Journée mondiale contre la rage, célébrée ce lundi 28 septembre, le ministère de la Santé a réaffirmé l’engagement de l’Algérie à renforcer la prévention et la lutte contre cette maladie, avec pour objectif d’éliminer les décès humains dus à la rage à l’horizon 2030.
L’Algérie entend intensifier ses efforts pour parvenir à «zéro décès humain dû à la rage» d’ici 2030. Cet engagement a été réaffirmé lundi à Alger, à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale contre la rage, placée cette année sous le thème «La rage : une seule santé, zéro décès», avec pour slogan national «Ensemble pour éliminer la rage d’ici 2030».
La cérémonie, organisée à l’auditorium «Pierre Chaulet» du ministère de la Santé, a été présidée, au nom du ministre de la Santé, le professeur Mohamed Seddik Aït Messaouden, par le chef de cabinet du ministère, le Dr Hadj Maâti Khalil Reda. Elle s’est déroulée en présence du représentant de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), de cadres du ministère, de membres de la Commission nationale de prévention et de lutte contre les maladies transmissibles de l’animal à l’homme, du comité d’experts chargé de la prévention et de la lutte contre la rage, ainsi que de représentants de plusieurs secteurs et de la société civile.
15 décès en moyenne chaque année
Dans une allocution lue en son nom, le ministre de la Santé a rappelé que la rage demeure un problème de santé publique à l’échelle mondiale. Présente dans plus de 150 pays, la maladie est responsable d’environ 60 000 décès chaque année, principalement en Asie et en Afrique. Les morsures de chiens infectés constituent la principale source de transmission à l’être humain.
En Algérie, la maladie demeure endémique. Le pays enregistre en moyenne 15 décès humains par an, dont plus de 40 % concernent des enfants de moins de 15 ans.
Face à cette situation, le ministère de la Santé appelle à maintenir et à renforcer les mesures de prévention, notamment la vaccination des animaux, la prise en charge rapide des personnes victimes de morsures et l’accès à une prophylaxie post-exposition adaptée. L’intensification des campagnes d’information et de sensibilisation, particulièrement auprès des populations les plus exposées, figure également parmi les priorités.
Une approche multisectorielle
L’Algérie mène depuis plusieurs décennies des actions de prévention et de lutte contre la rage. Parmi les dispositifs mis en place figurent une commission multisectorielle chargée de la prévention et de la lutte contre les maladies transmissibles de l’animal à l’homme, ainsi qu’un comité d’experts consacré spécifiquement à la rage.
Le ministère souligne également la disponibilité gratuite de vaccins sûrs et efficaces, l’adoption de protocoles unifiés de prise en charge et la formation continue des professionnels de santé.
Dans le cadre de cette dynamique, le ministère de la Santé, en collaboration avec l’OMS, a élaboré un Plan national stratégique multisectoriel de prévention et de lutte contre la rage pour la période 2023-2027. Celui-ci s’inscrit dans la stratégie mondiale visant à mettre fin aux décès humains dus à la rage transmise par les chiens à l’horizon 2030.
Cinq axes pour atteindre l’objectif de 2030
Le plan national repose sur l’approche «Une seule santé», qui établit un lien étroit entre la santé humaine, la santé animale et l’environnement.
Cinq axes stratégiques ont ainsi été retenus : la vaccination de masse des chiens, le contrôle des populations canines et la gestion du phénomène des chiens errants, le renforcement de la surveillance épidémiologique, la prise en charge rapide des personnes victimes de morsures et, enfin, l’organisation de campagnes nationales et locales d’information et de sensibilisation.
Pour le ministère de la Santé, l’atteinte de l’objectif de zéro décès à l’horizon 2030 repose sur une mobilisation collective. Elle nécessite une coordination renforcée entre les différents secteurs et organismes concernés, mais également une implication active de la société civile et des citoyens.
À cette occasion, le ministère a salué la contribution des différents partenaires, notamment les départements de l’Agriculture et du Développement rural, de l’Intérieur et de la Communication, ainsi que celle des organismes concernés et de la société civile.
Le ministère de la Santé a également exprimé sa reconnaissance à l’OMS pour son soutien technique et son accompagnement, notamment dans l’élaboration du plan national stratégique multisectoriel de prévention et de lutte contre la rage.
La célébration de cette journée a ainsi été l’occasion de réaffirmer la volonté de l’Algérie de poursuivre la mobilisation et de consolider la coordination entre les différents secteurs afin de contribuer à l’objectif mondial d’élimination des décès humains dus à la rage d’ici 2030.
R. N.
