Le Haut conseil de la communauté scientifique nationale à l’étranger réunit 27 compétences scientifiques algériennes établies à l’étranger, dont plusieurs chercheurs de renommée internationale dans les domaines de la médecine, de l’imagerie médicale, de l’immunologie et des biotechnologies.
Parmi les figures majeures du Conseil, le Pr Elias Zerhouni, spécialiste du génie biomédical et de l’imagerie médicale, occupe une place particulière. Il est le coordinateur de ce conseil.

Ancien directeur des National Institutes of Health (NIH) aux Etats-Unis, il est notamment reconnu pour ses travaux sur l’IRM et le scanner, qui ont contribué à l’évolution des techniques d’imagerie et du diagnostic médical.
Dans le domaine de l’immunologie, la Pr Yasmine Belkaid, directrice générale de l’Institut Pasteur à Paris, figure parmi les scientifiques algériennes les plus reconnues à l’international.

Ses travaux portent notamment sur les interactions entre le système immunitaire et les microorganismes, avec des implications importantes pour la compréhension et la prise en charge de plusieurs maladies.
Le Conseil compte également le professeur Bachir Taouli de radiologie et de sciences médicales à l’Icahn School of Medicine à New York. Spécialiste de l’imagerie médicale, il s’est notamment distingué par ses travaux sur les méthodes de diagnostic non invasives et leur contribution au développement de la médecine de précision.

Dans un autre champ des technologies de pointe, le Pr Azzedine Bousseksou, directeur de recherche au CNRS et membre de l’Académie des sciences française, apporte une expertise à l’interface de la chimie, de la physique et des nanotechnologies.

Ses recherches sur les matériaux moléculaires commutables ouvrent notamment des perspectives dans la nanoélectronique, la photonique et les technologies biomédicales. Ses travaux portent notamment sur des matériaux capables de changer d’état sous l’effet de différents stimuli, avec des applications potentielles en photonique, nanoélectronique, nanomécanique et robotique. Auteur de plus de 300 publications et détenteur de 14 brevets, il a reçu plusieurs distinctions scientifiques majeures, dont la médaille d’argent du CNRS et le Grand Prix Pierre Süe en 2020.
À l’interface des mathématiques, de la biophysique et des sciences de la santé, la Pr Lydia Bourouiba développe des recherches consacrées notamment à la dynamique des fluides biologiques et à la compréhension de la transmission des agents infectieux, avec des applications dans la prévention des maladies.

La biologie et les biotechnologies sont également représentées par Malika Ait Boudries, dont les travaux portent notamment sur la biologie moléculaire, la médecine régénérative et les applications des biotechnologies modernes dans le domaine médical.

À ces profils s’ajoute celui de Fayçal Djeridane, dont le parcours se situe à la croisée de l’informatique, de l’imagerie médicale et de l’intelligence artificielle.

Fondateur d’Olea Medical, il développe depuis plusieurs années des solutions logicielles dédiées à l’imagerie médicale, notamment dans l’IRM, le scanner et l’analyse assistée par l’IA, avec des applications en particulier en neuroradiologie.
Ces différents parcours illustrent la diversité des compétences scientifiques algériennes établies à l’étranger et leur potentiel de contribution aux priorités nationales dans les domaines de la santé, de la recherche biomédicale, des biotechnologies et des technologies médicales.
Djamila Kourta
