Face à l’apparition de variants dérivés du vaccin contre le poliovirus de type 2, le ministère de la santé lance des journées nationales de vaccination à travers le territoire national.
La campagne ciblera un total de 4, 425,502 d’enfants âgés de 2 à 59 mois et sera conduite en deux passages en novembre et décembre 2025. Une troisième opération est prévue du 25 au 31 janvier 2026 ;
En 2022, l’Algérie a connu une importation du virus de la poliomyélite lié au variant de type 2 (cVDPV2) dans la wilaya de Tamanrasset, suivi d’autres isolats dans plusieurs régions.
Cette importation ne compromet pas le statut de « pays libre de poliomyélite », mais nécessite une riposte de qualité jusqu’à l’interruption complète de la transmission du virus, explique le ministère de la santé.
Ces virus dérivés apparaissent lorsque la couverture vaccinale n’est pas complète, permettant à une souche vaccinale affaiblie de muter et redevenir pathogène.
«Cet épisode a cependant mis en évidence la nécessité d’introduire un vaccin plus stable, le nVPO2.», précise Dr Nacima Sai, maître assistante en épidémiologie et médecine préventive au CHU Nafissa Hamoud ex Parnet.
Elle explique que suite à cet épisode, une riposte rapide a été menée par les autorités sanitaires, avec l’appui des partenaires de l’Initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite (IMEP), incluant le renforcement du PEV de routine, de la surveillance épidémiologique ainsi que l’organisation entre décembre 2022 et mars 2024 de cinq (05) tours de campagnes utilisant le vaccin nVPO2 dans les 10 wilayas du sud du pays, selon l’ancien découpage : «Malgré une riposte rapide et plusieurs campagnes régionales, la persistance du virus justifie une mobilisation nationale sans précédent», a-t-elle ajouté.
Elle lance un appel aux parents pour une adhésion à cette campagne de vaccination afin de protéger leurs enfants de cette maladie grave et mortelle.
Pour rappel, la poliomyélite, plus connue sous le nom de «olio», est une maladie virale très contagieuse qui attaque le système nerveux et peut provoquer une paralysie irréversible, surtout chez les enfants de moins de cinq ans.
Elle se transmet principalement par voie oro-fécale – c’est-à-dire par les mains sales, l’eau ou les aliments contaminés.
Il n’existe aucun traitement curatif, mais un moyen simple et sûr de prévention : la vaccination.
Djamila K.
