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Mohamed Yousfi, président de la Société algérienne d’infectiologie (SAI) : «Nous proposons des solutions à la réémergence des maladies infectieuses»

Mohamed Yousfi, président de la Société algérienne d’infectiologie (SAI) : «Nous proposons des solutions à la réémergence des maladies infectieuses»

Dans cet entretien, Mohamed Yousfi, a indiqué que les recommandations qui ont sanctionné les travaux de cette sixième édition seront, comme à l’accoutumée, consolidées et fignolées avant d’être transmises au ministère de la santé.

  • Quelles sont les nouveautés apportées par le 6ème congrès de la société algérienne d’infectiologie (SAI) ?

Nous avons organisé le 6ème congrès de la société algérienne d’infectiologie (SAI) du 21 au 23 novembre conjointement avec le 3ème Congrès Francophone de Maladies Infectieuses et de Microbiologie Clinique.

L’organisation de cette manifestation scientifique a été concrétisée, également, en partenariat avec trois autres sociétés, en l’occurrence, la Société de Pathologie Infectieuse de Langue Française (SPILF), la Société Tunisienne de Pathologie Infectieuse (STPI) et la Société Algérienne de Microbiologie Clinique (SAMIC).

Les principales thématiques abordées lors de cette rencontre sont certainement puisées à partir d’un constat établi sur le terrain  ?
Comme chaque année, nous optons pour des thèmes d’actualité, effectivement.

L’on peut citer la problématique de l’heure, à savoir, la résistance aux antimicrobiens qui, selon les prévisions de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), causera le décès de pas moins de 10 millions de malades d’ici à 2050.

D’où l’importance de solliciter des experts nationaux et internationaux pour en parler. L’une des deux conférences inaugurales a été consacrée « aux nouveaux défis » qui attendent l’infectiologie.

Les pneumopathies infectieuses particulièrement les difficultés de diagnostic et de prise en charge constitue aussi l’autre sujet qui a suscité des discussions suite aux interventions des spécialistes nationaux et étrangers.

Outre les endocardites infectieuses, des communications ont abordé, en outre, des sujets liés au virus du Sida et la prévention de la transmission mère-Enfant. Il n’est pas concevable qu’un enfant puisse contracter le virus du sida à partir de sa maman déjà atteinte.

Par ailleurs, les objectifs d’élimination d’ici à 2030 des hépatites virales ont été largement débattus lors de la sixième séance plénière.

  • L’un des défis retenus, à juste titre, est la réémergence de nouvelles maladies infectieuses pourtant éradiquées il y a plusieurs décennies. Quelle explication réserveriez-vous à ce phénomène ?

L’OMS, prévoit dans les dix prochaines années, des épidémies émergentes et réémergentes, des maladies infectieuses éradiquées auparavant mais qui réapparaissent de nouveau, à cause de certains facteurs dont les changements climatiques, l’environnement, l’insalubrité …

  • La vaccination serait-elle l’une des solutions pour atténuer un tant soit peu ce fléau ?

C’est l’un des thèmes programmés d’ailleurs lors de ce congrès. Absolument, c’est l’une des solutions. Nous considérons que la vaccination est une action obligatoire en santé publique.

Une nécessité pour la protection collective et la prévention des épidémies. La priorité, cependant, doit être réservée immanquablement, durant les différentes campagnes, aux sujets vulnérables dont les personnes âgées, les femmes enceintes, les bébés….

Les recommandations qui ont sanctionné les travaux de cette sixième édition seront, comme à l’accoutumée, consolidées et fignolées avant d’être transmises au ministère de la santé. C’est cette démarche que vous comptez poursuivre, encore cette année, en tant qu’organisation professionnelle ?

Tout à fait. Ces recommandations résument, en fait, l’ensemble des propositions de solutions que nous avons jugé idoines pour une meilleure prise en charge de ce type de maladies et des épidémies qu’elles engendrent.

  • Vos suggestions vont-elles enrichir le plan national stratégique de lutte contre ces maladies ?

En tous cas, un plan national de lutte contre les épidémies existe depuis 2002 en Algérie. Il est à chaque fois réactivé lors des épisodes de pandémies telles que Ebola, AH1N1, choléra, Covid…

B. K.

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