Le Pr Hassen Mahfouf, chef de service oncologie médicale est désigné à la tête du Comité sectoriel pour la lutte contre le cancer par le ministre de la santé Mohamed Seddik Ait Messaoudene. L’installation de ce comité constitué de 22 membres intervient 24 heure après la réunion du conseil des ministres présidée par Abdelmadjid Tabboune.
C’est dans le cadre de la mise en œuvre des instructions du Président de la République que ce comité, composé de représentants de plusieurs disciplines médicales ainsi que de cadres du ministère de la Santé, a été installé dès aujourd’hui, en vertu d’un arrêté ministériel entérinant cette décision.
Des représentants de la société civile, notamment des associations de patients atteints de cancer, dont la Fédération algérienne des associations de patients atteints de cancer, siègent également au sein de ce comité.
La mission principale de cet organe est de mettre en œuvre le plan d’action élaboré par le Ministère de la santé élaborée à l’issue des recommandations des assises nationales organisées en mai 2025 par la commission nationale de prévention et de lutte contre le cancer présidée par Pr Adda Bounedjar.
Il se penchera également sur l’ensemble des problématiques liées à cette prise en charge, notamment celles relatives à la radiothérapie, conformément aux orientations du Président de la République.
La prévention axe principal de la stratégie
La prévention, considérée comme l’un des axes majeurs de la stratégie nationale de lutte contre le cancer examinée lors du Conseil des ministres du lundi 4 mai, constitue une priorité centrale dans les travaux de ce comité. La mise en œuvre du plan d’action du ministère de la santé, dont la charge revient à ce comité, s’appuiera sur des actions ciblées à travers des campagnes de sensibilisation, le renforcement de la vaccination en particulier contre certains virus à l’origine des cancers.
Le dépistage, le socle même de la prévention, est un des axes de cette stratégie et du plan d’action du ministère de la santé qui nécessite la génbéralisation des programmes organisés notamment pour les cancers les plus fréquents comme le cancer du sein, du col de l’utérus et le cancer colorectal. Cela passe par le renforcement des moyens d’imagerie médicale et la modernisation et l’équipements des structures ainsi que la création et le “déploiement des unités mobiles de dépistage afin d’atteindre les populations éloignées ou vulnérables”.
Par ailleurs, des campagnes nationales de sensibilisation seront intensifiées pour informer le grand public sur l’importance du dépistage précoce et encourager le recours aux examens réguliers. Ces campagnes s’appuieront sur les médias, les établissements scolaires, les associations et les professionnels de santé afin d’assurer une large diffusion de l’information.
Enfin, le renforcement des capacités des structures de santé, la formation continue des personnels médicaux et paramédicaux, ainsi que l’amélioration du suivi des patients constituent des leviers essentiels pour garantir l’efficacité de ces actions et une prise en charge optimale.
Djamila Kourta