Les déclarations des effets secondaires liés à prise d’un médicament par les usagers et les professionnels de la santé restent encore minimes regrette Pr Lazli Nouzha, la directrice générale du centre national de la pharmacovigilance et de matériovigilance Pr Abdelkader Hellali, lors d’une journée d’information organisée en collaboration avec les laboratoires El Kendi au profit des journalistes sur les activités du CNPM.
Pour sensibiliser et faire progresser la pharmacovigilance, il est important, selon le Pr Lazli, de promouvoir l’activité auprès des professionnels de la santé et de la population pour renforcer la sécurité des patients, identifier les nouveaux risques et réévaluer le bénéfice/risque des médicaments et des dispositifs médicaux.
8000 notifications ont été enregistrées pour les vaccins anti covid-19
«13 enquêtes de pharmacovigilance et 15 enquêtes de matériovigilance ont été lancées depuis le début de l’année 2023. 8000 notifications ont été enregistrées pour les vaccins anti covid-19 depuis 2021 et dix enquêtes de vaccinovigilance, tous vaccins confondus, sont initiées », ont déclaré Pr Mameche et Dr Morsli respectivement chef de service de pharmacovigilance matériovigilance au niveau du CNPM qui rappellent que la déclaration des effets secondaires d’un médicament par les professionnels de la santé est obligatoire.
«Ces déclarations demeurent en deçà des chiffres réels», a-t-on relevé que ce soit pour les médicament ou les dispositifs médicaux.
La réflexion pour l’élargissement de l’activité de la pharmacovigilance, au niveau des différentes wilayas à travers des bureaux régionaux pour améliorer l’observance des thérapeutiques et même pour les dispositifs médicaux, est en cours poursuit Pr Lazli.
«il y a une volonté à réviser les textes de loi régissant les statuts du centre national de pharmacovigilance. Nous avons proposé la création de centres régionaux ainsi que des services de pharmacovigilance au sein des établissements de santé.», a -t-elle souligné.
La création des bureaux régionaux et des services permettra d’enrichir le enquêtes notamment dans la reproductivité des cas d’effets indésirables signalés.
Par ailleurs, Le CNPM est érigé en établissement formateur, à raison de deux sessions par an, des médecins prescripteurs et les pharmaciens sur les bonnes pratiques de prescription, de dispensation et la promotion de l’usage rationnel des médicaments en Algérie.
Le monitoring thérapeutique à travers le dosage des concentrations plasmatiques, qui conduit à adapter la posologie afin d’éviter l’apparition d’effets indésirables et ajuster la dose pour chaque individu, figure parmi les activité du centre qui a aujourd’hui besoin de moyens supplémentaires humains et matériels pour l’accomplissement de ses missions.
Djamila Kourta
