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Diphtérie : l’Algérie renforcée par la vaccination, mais la vigilance reste de mise

Diphtérie : l’Algérie renforcée par la vaccination, mais la vigilance reste de mise

Face à la recrudescence de maladies émergentes observée dans plusieurs régions du monde, les experts tirent la sonnette d’alarme. Le contexte mondial instable favorise la réémergence des maladies.

Plusieurs facteurs liées à l’environnement , aux conflits créent un terrain propice à la circulation de pathogènes jusque-là contenus. L’Algérie n’échappe pas à cette réalité sanitaire commune à de nombreux pays a indiqué Dr Mohamed Yousfi, président de la société algérienne d’infectiologie.

Un risque concentré chez les populations non vaccinées

Depuis plusieurs années, l’Algérie enregistre un flux migratoire important ,fait -il remarqué . «Certaines de ces personnes arrivent sans avoir bénéficié d’une vaccination complète contre la diphtérie, ce qui les expose directement au risque d’infection.», explique -t-il .

Dr Yousfi signale que  la population algérienne reste largement protégée grâce à un programme national de vaccination rigoureux et suivi de longue date. «Le risque sanitaire concerne principalement les personnes non immunisées.», a- t-il précisé

Des cas sporadiques qui appellent à la vigilance

L’infectiologue relève que si de petites flambées surviennent régulièrement dans certaines régions du Sud du pays, liées à des mouvements migratoires constants, des épisodes localisés commencent également à être observés dans le Nord.

«L’année dernière, une douzaine de cas de diphtérie ont été recensés à Boufarik, et d’autres cas ont récemment émergé à Skikda. Ces épisodes rappellent l’importance de renforcer la surveillance et l’encadrement sanitaires», a souligné Dr Yousfi.

Dans le souci de briser cette chaine de contamination, les autorités sanitaires organisent des campagnes de vaccination dans plusieurs wilayas frontalières et de nombreux étrangers sont pris en charge dans les structures sanitaires algériennes, sans aucune restriction ni distinction, quelle que soit la pathologie.

« Pour limiter la diffusion de la diphtérie, la vaccination est le seul moyen réellement efficace de prévention. Il s’agit à la fois de protéger les personnes non vaccinées et de prévenir la circulation de la bactérie sur le territoire. »

Rappels vaccinaux : un geste indispensable

La diphtérie a disparu en Algérie grâce à la vaccination, un succès partagé avec d’autres pays dans le monde. «Après les premières doses administrées durant l’enfance, le vaccin assure en moyenne dix années de protection. Des rappels sont donc recommandés jusqu’à l’âge de 25 ans — et au-delà, selon les recommandations — en association avec le vaccin antitétanique, souvent administré de manière combinée.», a rappelé Dr Yousfi.

Ce vaccin, disponible dans l’ensemble des structures sanitaires du pays, est considéré comme une obligation vaccinale indispensable pour maintenir une immunité collective forte.

Djamila Kourta

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