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Dr Mouadh Tabainet. Président de l’Association nationale des pharmaciens algériens ANPHA

Dr Mouadh Tabainet. Président de l’Association nationale des pharmaciens algériens ANPHA : «Il est de notre devoir de promouvoir des comportements de santé responsables»


Le Président de l’Association nationale des pharmaciens algériens ANPHA, Dr Mouadh Tabainet, revient dans cet entretien sur rôle du pharmacien, un professionnel de la sante et acteur actif de santé publique.”
Nous sommes souvent le premier point de contact pour les patients, un rôle qui nous place en position privilégiée pour informer, écouter et éduquer”.

Propos Recueillis

Par Djamila Kourta

L’ANPHA vient de signer une convention avec l’INSP et vous organisez à l’occasion une journée d’information sur les maladies rares. Que comporte cette convention et quels sont les objectifs de ces évènements ?

Cette convention cadre intervient suite à de nombreuses discussions entre l’ANPHA et l ‘INSP. Nous remercions M. le Directeur Général, Professeur Bouamra, pour cette collaboration que nous souhaitons fructueuse. L’objectif principal de notre association depuis sa création, c ‘est de promouvoir le rôle du pharmacien dans la santé publique et améliorer les pratiques professionnelles, justement, pour redonner aux pharmaciens la vraie place comme un acteur indispensable dans la santé publique.

Bien évidemment, le pharmacien n ‘est pas là, juste, pour dispenser des médicaments. Il a un rôle à jouer dans la prévention, dans l’éducation thérapeutique, dans même les soins primaires.

De nombreuses missions attendent le pharmacien à l’avenir, d’où l’initiation de cette convention qui rentre dans le cadre de la promotion de la formation continue pour les pharmaciens, réalisation des enquêtes, études sur terrain et organisation des journées et conférences en collaboration avec l’INSP comme cette journée sur les maladies rares. Il est question de lancer le débat dans un espace scientifique avec les différents acteurs concernés et contribuer à la réflexion sur des sujets de santé comme les maladies rares et comment traduire la volonté politique – (arrêté ministériel portant liste des maladies rares)- en action opérationnelles, en protocoles, démarches et mesures pour améliorer cette catégories des patients.

  • Comment le pharmacien peut-il contribuer à sensibiliser et améliorer l’accès aux soins?

Tout d’abord, il convient de rappeler que les pharmaciens ne sont pas seulement des professionnels chargés de la dispensation des médicaments. Nous sommes des acteurs de santé publique engagés dans la sensibilisation de la population sur divers enjeux de santé. Nous sommes souvent le premier point de contact pour les patients, un rôle qui nous place en position privilégiée pour informer, écouter et éduquer.

Je dois souligner que la sensibilisation à la santé passe par plusieurs axes. Les pharmaciens jouent un rôle fondamental dans l’éducation des patients concernant l’utilisation appropriée des médicaments, les effets secondaires potentiels, et les interactions médicamenteuses.

Comme, nous avons la responsabilité de veiller à ce que chaque patient soit bien informé, ce qui contribue non seulement à une meilleure observance du traitement, mais aussi à une santé optimale. Il est aussi de notre devoir de promouvoir des comportements de santé responsables. Cela inclut la sensibilisation sur l’importance des vaccinations, du dépistage et de la santé préventive. En ce qui concerne l’accès aux soins, les pharmaciens travaillent tous les jours à améliorer la disponibilité et l’accessibilité́ des soins pour la population. Les pharmacies sont souvent des points d’accès stratégique aux médicaments.

En élargissant notre gamme de services concernant la santé, comme la réalisation d’analyses de santé, le suivi de traitement ou les consultations, nous sommes en mesure de combler certaines lacunes dans l’accès aux soins.

Ces services peuvent faire la différence pour les patients. Nous avons assisté́ samedi dernier à Constantine lors de notre DIABETES PHARMACEUTICAL SUMMIT à une démonstration d’une pharmacienne d’officine qui a initier un programme d’éducation thérapeutique à ses patients diabétiques ou les résultats de ce travail (traduit en étude validée pour publication) a impressionné tous les cliniciens participants à la rencontre.

  • Qu’attendez-vous de cette journée organisée avec l’INSP?

L’ANPHA participe à la réflexion, à travers cette journée qui a réuni tous les acteurs concernés par les maladies rares, afin de proposer des pistes pour la mise en œuvre de cet arrêté portant la liste des maladies rares. A l’issue de notre Sommet annuel sur les maladies rares et après concertation avec le DG de l’INSP, cette dernière rencontre a pour objectif d’adresser à Monsieur le Ministre de la Santé une série de recommandations sur les plans : organisation de la prise en charge, parcours de soins et accès aux soins.

  • Quelles sont justement vos recommandations pour améliorer le diagnostic et l’accès aux soins ?

Les différentes sessions et les débats de cette journée nous donne à constater que les principaux acteurs sont unanimes sur de nombreuses résolutions et actions à mettre en place afin de répondre aux problématiques posées. Des solutions coordonnées et durables notamment une stratégie nationale de prise en charge inscrite dans une approche multidisciplinaire.

Comme il a été question de la mise en place des centres de références de prise en charge, numérisation du registre national des maladies rares, un plan national d’approvisionnement en produits destinés aux maladies rares, renforcer les actions de sensibilisation surtout contre les risques d’atteinte par l’une des maladies rares, développer d’autres systèmes nouveaux pour l’acquisition des réactifs, des kits des tests et des thérapies via des contrats de performance et des partenariats publics privés.

D. K.

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