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Prise en charge multidisciplinaire des maladies rares : L’implication active du pharmacien

Prise en charge multidisciplinaire des maladies rares : L’implication active du pharmacien

Le rôle du pharmacien dans la prise en charge des maladies rares a été mis en avant lors des journées scientifiques organisées à l’occasion de la Journée mondiale dédiée à ces maladies. Tout comme le biologiste, il joue un rôle important dans l’interdisciplinarité impliquant plusieurs cliniciens.

Le pharmacien intervient dans la prise en charge des maladies rares, tant sur le plan des « indications » que du suivi du patient. «Quand on parle d’interdisciplinarité en médecine, nous avons tendance à oublier les biologistes. Par exemple, dans la prise en charge de la neuromyélite optique, nous avons pu constater l’implication majeure de l’immunologiste, mais également du pharmacien. Ces derniers sont aussi biologistes et expérimentés dans le domaine des pathologies inflammatoires, entre autres», explique Pr Smail Daoudi, médecin neurologue et chef de service au CHU de Tizi Ouzou :

Il souligne que les recommandations actuelles «justifient la nécessité de surveillances, de bilans pré-thérapeutiques, mais aussi de bilans de suivi, en particulier en cas d’échappement ou de résistance thérapeutique».

Pour lui, il est important de sensibiliser le pharmacien sur son rôle au sein de cette «plateforme interdisciplinaire», dans laquelle il « participe au suivi et à la prise de décisions, notamment en cas d’interactions médicamenteuses ou d’associations thérapeutiques».

Pr Daoudi indique qu’une expérience, menée dans le service qu’il dirige au CHU de Tizi Ouzou, sur l’utilisation des biothérapies a démontré l’importance de l’implication du pharmacien dans l’approche interdisciplinaire.

Dans cette expérience, il a été demandé aux stagiaires en pharmacie d’établir des rapports sur la pharmaco-réponse, la pharmacorésistance et la pharmacovigilance.
«En tant que cliniciens, nous avons une approche différente de celle des pharmaciens auprès de nos patients. Nous recevons un retour indirect sur les bons et mauvais répondeurs aux traitements», explique-t-il.

«Grâce aux alertes de nos collègues en pharmacovigilance, nous pouvons réévaluer certains traitements pour des patients ayant rencontré des incidents», poursuit-il.

Yamina Baïr

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