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Baisse du taux de couverture vaccinale: Le risque d’épidémies n’est pas à écarter alertent les experts

Baisse du taux de couverture vaccinale: Le risque d’épidémies n’est pas à écarter alertent les experts

Le président de la société algérienne d’immunologie, Pr Kamel Djenouhat, a mis en garde contre le relâchement vaccinal, en marge des travaux du 12éme congrès national d’immunologie organisé les 29 et 30 juin. La baisse de la couverture vaccinale entraine une faible immunité collective d’où la réapparition des maladies notamment la poliomyélite, la coqueluche, la rougeole et la diphtérie. Des maladies jusque -là considérées éradiquées en Algérie.

une incidence parfois inquiétante  est enregistrée à travers le monde a t-il déploré en raison de l’hésitation vaccinale qui constitue une problématique mondiale. Une thématique que nous avons  abordé lors de ce congrès, a t-il souligné.

Pr Djeouhat redoute un  retour de ces maladies qui risque de compromettre tous les efforts déployés par l’Algérie depuis plusieurs années  dans le  cadre du programme national de vaccination le PEV.

«Nous étions, il y quelque années, à un niveau de couverture vaccinale  avoisinant les  95% et l’Algérie est classée par l’OMS le pays le plus discipliné en terme de vaccination et nous étions sur le point d’éradiquer certaines maladies. Aujourd’hui, la situation et tout autre. Ce taux connait une baisse considérable, au vu des statistiques du ministère de la santé qui font état d’un taux  de couverture de 70 % notamment pour rougeole. L ‘explosion du nombre de cas n’est pas à écarter à l‘avenir», s’alarme le Pr Djenouhat et de déplorer que cette hésitation vaccinale “touche  la classe intellectuelle. Le lobby antivax relayé par les réseau sociaux trouve des échos et des oreilles attentives au sein de notre population». Il a ajouté que “le lobby antivax est français.

Pour lui, l’Algérie n’est pas à l’abri d’une flambée des cas de diphtérie et la poliomyélite  en estimant que “si un seul cas est enregistré,  on considère que c‘est une épidémie”, selon la définition de l’OMS.

A noter que depuis le début de l’année 2024, dix-sept personnes sont mortes de la coqueluche en France  dont treize nourrissons âgés de un à deux mois et un enfant de quatre ans ont rapporté les médis Français en précisant que dans la majorité des cas, l’entourage n’était pas vacciné. Très contagieuse, la coqluche de transmet par voie aériene.

La coqueluche est une maladie respiratoire avec un symptôme très spécifique. “Des quintes de toux avec une inspiration bruyante qui fait un sifflement qu’on appelle le chant du coq.

Djamila Kourta

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