À l’occasion de la 79e Assemblée mondiale de la santé à Genève, le ministre de la Santé, Mohamed Seddik Ait Messaoudène a dressé un bilan particulièrement positif des indicateurs sanitaires du pays. Entre modernisation, couverture universelle et solidarité internationale, l’Algérie s’impose comme un acteur clé de la transition sanitaire en Afrique.
Intervenant ce mardi à Genève lors de la 79e Assemblée mondiale de la santé (organisée du 18 au 23 mai 2026 sous le thème « Repenser la santé mondiale : une responsabilité partagée », le ministre de la Santé, Mohamed Sadek Aït Messaoudene, a révélé que l’espérance de vie en Algérie atteint désormais 80 ans.
Cette progression remarquable est le fruit de plusieurs décennies de politiques publiques ciblées. Devant un parterre de représentants internationaux, le ministre a salué une « politique continue fondée sur l’accès aux soins et le renforcement du système de santé ».
« L’Algérie a réussi à améliorer sensiblement ses indicateurs sanitaires grâce à une politique continue fondée sur l’accès aux soins et le renforcement du système de santé », a-t-il déclaré, citant notamment l’augmentation de l’espérance de vie à 80 ans, les progrès réalisés en matière de santé maternelle et infantile ainsi que l’éradication de plusieurs maladies infectieuses.
Le ministre a également mis en avant les efforts consentis pour garantir les besoins nationaux en médicaments et assurer la continuité des soins au profit des citoyens.
La couverture sanitaire universelle érigée en priorité
Face aux défis sanitaires mondiaux actuels, pandémies, urgences climatiques, tensions géopolitiques et inégalités d’accès aux soins, Mohamed Seddik Aït Messaoudène a insisté sur la nécessité de renforcer la coopération internationale et d’accélérer la mise en œuvre de la couverture sanitaire universelle.
Selon lui, ces mutations imposent aujourd’hui une mobilisation collective afin de préserver la sécurité sanitaire mondiale et garantir le droit à la santé pour tous, sans distinction.
Modernisation du système de santé
Le ministre de la Santé a par ailleurs détaillé les axes de réforme engagés par les pouvoirs publics pour moderniser le système national de santé. Parmi les priorités citées figurent le renforcement des infrastructures hospitalières, le développement de la numérisation du secteur, la formation des ressources humaines ainsi que la promotion de la médecine de proximité.
Il a également insisté sur l’importance accordée à la prévention et au maintien de la gratuité des soins, considérés comme des piliers essentiels de la politique sanitaire nationale.
Focus sur la crise sanitaire en Palestine
Dans le même contexte, le ministre a exprimé la vive préoccupation de l’Algérie face à la dégradation de la situation humanitaire et sanitaire dans l’État de Palestine et les territoires occupés.
Il a dénoncé les attaques visant les civils, les structures hospitalières et les équipes médicales, appelant la communauté internationale à garantir un accès rapide et sans entrave à l’aide humanitaire et médicale.
Le leadership africain et la coopération Sud-Sud
Fidèle à ses engagements continentaux, l’Algérie entend jouer un rôle moteur dans la sécurité sanitaire en Afrique. Cette dynamique de partage d’expertises est activement soutenue par l’Agence algérienne de coopération internationale pour la solidarité et le développement, sous l’impulsion du président de la République, Abdelmadjid Tebboune.
En guise de conclusion, Mohamed Seddik Aït Messaoudène a tenu à rendre un vibrant hommage aux professionnels de la santé à travers le monde, les décrivant comme la « première ligne de défense de l’humanité », tout en appelant à une coordination internationale accrue pour anticiper les crises sanitaires de demain.
Rania. N
