L’Algérie s’apprête à franchir un cap décisif dans l’amélioration de son système de santé avec l’ouverture de plus de 80 hôpitaux au cours du premier semestre 2025. Cette initiative, annoncée par le ministre de la Santé, Abdelhak Saihi, s’inscrit dans un vaste programme de modernisation visant à renforcer l’infrastructure médicale du pays, en particulier dans les régions les plus reculées, afin de garantir un accès équitable aux soins et une prise en charge optimale des patients.
Le ministre de la Santé, M. Abdelhak Saihi, a présidé une réunion importante au siège du ministère pour discuter de l’avancement de la mise en place de nouveaux établissements de santé à travers le pays. Ces nouveaux hôpitaux seront équipés de matériel médical de pointe et dotés de ressources humaines suffisantes pour offrir des services de santé de qualité aux citoyens.
Ces nouveaux établissements de santé seront opérationnels à compter du 5 juillet 2025, à l’occasion de la célébration de la fête de l’indépendance , indique un communiqué du ministère de la santé. Des instructions ont également été données aux directeurs de la santé pour accélérer la mise en service des infrastructures sanitaires déjà réalisées.
Cette rencontre d’évaluation intervient suite à la réunion organisée en visioconférence avec les directeurs de la santé, le mois de mars dernier, où le ministre a souligné l’importance de cette expansion des structures sanitaires. Il a précisé que ces nouvelles structures seront déployées dans plusieurs wilayas, notamment dans le sud du pays, afin de réduire les disparités régionales en matière de soins médicaux.
Le programme prévoit la mise en service de 12 hôpitaux d’une capacité de 240 lits chacun, 28 établissements de 120 lits et 48 autres de 60 lits. Ces infrastructures modernes seront équipées des dernières technologies médicales et proposeront une large gamme de services spécialisés, couvrant des disciplines clés telles que la chirurgie, la cardiologie, la pédiatrie et la gynécologie.
Cette expansion hospitalière répond à un besoin urgent de décongestionner les grands centres de santé et d’améliorer l’accessibilité aux soins de proximité. De nombreuses régions, notamment celles du sud et de l’intérieur du pays, souffraient jusqu’à présent d’un manque d’infrastructures adaptées, obligeant les patients à parcourir de longues distances pour bénéficier d’une prise en charge adéquate.
Le ministre a rappelé que la santé publique demeure une priorité pour l’État algérien, qui s’engage à moderniser son système hospitalier et à améliorer la qualité des soins. Il a insisté sur le fait que ces nouvelles structures permettront de « réduire la pression sur les hôpitaux existants et d’offrir aux citoyens des services conformes aux normes internationales ».
Parallèlement à l’ouverture de ces hôpitaux, le gouvernement entend renforcer la formation du personnel médical et paramédical afin de garantir un service efficace et adapté aux besoins de la population. Des mesures incitatives seront mises en place pour encourager l’installation des médecins spécialistes dans les zones défavorisées, avec des avantages financiers et des conditions de travail améliorées.
Enfin, dans une démarche de modernisation globale, plusieurs initiatives sont prévues pour assurer le bon fonctionnement de ces nouvelles infrastructures. L’intégration des technologies numériques dans la gestion hospitalière permettra d’optimiser le suivi des patients, de fluidifier l’organisation des consultations et de réduire les délais d’attente, contribuant ainsi à un système de santé plus efficace et performant.
Linda Ima
