Le Pr Medjtouh Mokrane, chef de service de gynécologie obstétrique au CHU Parnet et président de la société algérienne de chirurgie gynécologique a appelé à l’occasion du 4eme congrès de la société, à la mise en œuvre des recommandations pour limiter le recours abusif à la césarienne.
Les indications doivent être définies afin de réduire le taux de césarienne à près de 18 à 20 %. « Un taux qui dépasse aujourd’hui dans notre pays les 50% », a signalé le Pr Medjtouh. « Le plancenta Accreta, une pathologie grave est en augmentation ces dernières années du fait de l’augmentation du taux de césarienne. L’utérus cicatriciel est exposé à cette complication mortelle au vu des importantes hémorragie de délivrance », a-t-il mis en garde. Une femme sur deux est atteinte du prolapsus après la cinquantaine et la ménopause, a-t-il précisé, rappelant les facteurs de risque notamment l’âge, les accouchements répétés et l’obésité.
Selon le professeur, 17% des femmes atteintes de cette pathologie manifestent des symptômes comme la rétention urinaire, l’apparition d’une masse dans la partie inférieure de l’appareil génital, les troubles digestifs et la constipation, outre des problèmes d’ordre sexuel.
Ces interventions effectuées au niveau du service ont été transmises par les services d’Algérie Telécom aux congressistes , gynécologues et urologues au niveau du Palais de la Culture à Alger a souligné le Pr Mejtouh.
Djamila kourta
