Le ministre de la Santé, le professeur Mohamed Seddik Aït Messaoudène, a présidé dimanche à Alger la cérémonie d’installation du professeur Issam Farikâa en qualité de nouveau directeur général de l’Agence nationale du sang (ANS), en présence de cadres du ministère de la Santé et de l’Agence nationale du sang, indique un communiqué du ministère.
À cette occasion, le ministre M. Aït Messaoudène a souligné le rôle stratégique de l’Agence nationale du sang au sein du système de santé national, en particulier dans l’organisation et le développement de la transfusion sanguine, ainsi que dans la garantie de la disponibilité du sang et de ses dérivés conformément aux normes de qualité et de sécurité.
Il a également insisté sur la nécessité d’élaborer et de mettre en œuvre une feuille de route claire et intégrée pour le développement de l’agence. Celle-ci devra notamment définir les priorités et les objectifs stratégiques, moderniser les méthodes de gestion et permettre de répondre efficacement aux besoins des établissements de santé à travers l’ensemble du territoire national.
Vers une production nationale de médicaments dérivés du plasma
Le ministre a également insisté sur l’importance d’engager progressivement et méthodiquement la transition vers la production nationale de médicaments dérivés du plasma. Cette démarche nécessite le développement des capacités techniques et scientifiques ainsi que la mobilisation des moyens nécessaires, dans l’objectif de renforcer l’autosuffisance et de consolider la sécurité sanitaire nationale.
La numérisation au cœur de la modernisation de l’Agence
La numérisation constitue un autre axe prioritaire de cette feuille de route. Le ministre a préconisé la mise en place d’un système d’information intégré permettant de suivre en temps réel les stocks de sang et de ses dérivés, d’améliorer la gestion des opérations de collecte, de stockage et de distribution, et de numériser le parcours des donneurs.
Il a également mis l’accent sur le développement de mécanismes de traçabilité des poches de sang et de leurs dérivés à toutes les étapes de la chaîne transfusionnelle. Ces mesures doivent renforcer les exigences de qualité et de sécurité, permettre d’anticiper les situations de pénurie et garantir une répartition optimale des produits sanguins.
Le ministre a, par ailleurs, salué les compétences scientifiques et professionnelles dont dispose l’Agence, appelant à leur valorisation et à leur mobilisation dans le cadre de la mise en œuvre de la feuille de route, à travers le renforcement du travail collectif et l’amélioration des performances.
Nadhir .H
