La première journée scientifique du service de pathologie et chirurgie buccale organisé, jeudi, au CHU de Beni Messous, a mis en relief l’inévitable concertation multidisciplinaire, pour une optimisation de la prise en charge des patients.

Laquelle concertation s‘impose aujourd’hui à l’ère de la médecine personnalisée centrée sur le patient. Cette journée, qui a réuni les différentes spécialistes oncologues, hématologues et médecin dentistes se veut justement, selon le Pr Rachid Lattafi, chef de service de pathologie et chirurgie buccale, un point de départ pour une concertation élargie à toutes les spécialités pour aboutir à un consensus de prise en charge.
«Notre spécialité est un trait d’union entre les différentes spécialités de la médecine. La santé buccodentaire est primordiale pour la santé de tout le corps d’où l’importance d’une large concertation avec les autres spécialités médicales», a souligné Pr Lattafi.
Les soins dentaires chez des patients souffrants de pathologies chroniques telles que les maladies auto immunes, cancer, maladies cardiovasculaires, troubles neurologiques et troubles hématologiques nécessitent une attention particulière. Ces maladies prédisposent les patients à d’éventuels problèmes dentaires ou affectent les soins dentaires.
«l’avis du médecin traitant pour ce type de patient est primordial avant d’entamer des soins de stomatologie notamment l’extraction de dents, détartrage et autres soins nécessitant de l’anesthésie», a- t-il précisé en faisant référence aux hémophiles et aux patients cancéreux sous traitements.

Des préoccupations majeures des médecins dentistes abordées lors de cette journée scientifiques qui a sucité un riche débat à travers les thématiques choisies et présentées en mettant en exergue l’expérience du service.
La prise de certains médicaments, selon les classes thérapeutiques, perturbent la coagulation sanguine, retardent la cicatrisation après les soins et causent aussi d’autres complications, ont expliqué les intervenants.
La problématique des soins buccodentaires chez les patients hémophiles et l’ostéonécrose médicamenteuse des maxillaires impose cette collaboration étroite entre la stomatologie et autres spécialités avec une actualisation des recommandations sous forme d’un guide, a -t-on proposé.

Ce qui dicte au préalable la notion de base qui est la prévention à tous les niveaux. Du respect strict de l’hygiène des mains, comme l’a bien souligné le Pr Abdelkrim Soukhal épidémiologiste ancien chef de service au CHU de Beni Messouse, à la prophylaxie pour certaines pathologies en passant une consultation obligatoire chez son médecin traitant avant d’entamer les soins dentaires.
L’hygiène buccale basée sur brossage quotidien des dents demeure le moyen de prévention efficace des infections pour une bouche en bonne santé.
Djamila Kourta
