Ce qui n’était qu’une vidéo isolée est aujourd’hui devenu un sujet de préoccupation nationale. Tout le monde parle désormais de ce « paracétamol challenge», dont les dangers sont largement sous-estimés par les jeunes. Sur les réseaux sociaux, les réactions affluent, tandis que les professionnels de santé multiplient les alertes. Face à cette tendance, la mobilisation s’élargit. Le Syndicat National des Pharmaciens Algériens Agréés (SNAPA) a été parmi les premiers à dénoncer publiquement ce phénomène.
Dans un communiqué, il met en garde contre une pratique aux conséquences potentiellement mortelles. « Le paracétamol n’est pas un médicament anodin. Pris en grande quantité, il peut provoquer des lésions hépatiques irréversibles, une insuffisance hépatique aiguë, un coma, voire entraîner la mort », souligne le syndicat.
Un acte dangereux et criminel
Le SNAPA dénonce la promotion de cette pratique sur les plateformes numériques, la qualifiant de « crime contre la santé publique ». Il appelle les autorités compétentes à ouvrir des enquêtes et à engager des poursuites contre ceux qui diffusent ou encouragent ce genre de contenu.
Les pharmaciens, en première ligne, sont aussi appelés à faire preuve d’une vigilance accrue lors de la délivrance du médicament, en particulier aux mineurs. Le syndicat insiste sur la responsabilité professionnelle et éthique des acteurs du secteur.
Appel à la responsabilité collective
Enfin, le SNAPA s’adresse directement aux influenceurs et créateurs de contenu, les appelant à ne pas relayer cette tendance dangereuse. « Chacun doit prendre conscience de sa responsabilité. Une vidéo virale peut avoir des conséquences irréversibles sur la vie d’un adolescent », rappelle le communiqué.
À l’heure où les défis absurdes se propagent à la vitesse d’un clic, la vigilance collective s’impose. Prévenir, éduquer, alerter : autant de leviers à activer d’urgence pour éviter que ce défi ne vire au drame.
