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Cinq millions de personnes souffrent du diabète : Les coûts effarants de la prise en charge

Cinq millions de personnes souffrent du diabète : Les coûts effarants de la prise en charge

Complications, manque de productivité, absentéisme et charge socio-économique : ce sont les conséquences du diabète, dont le nombre de cas ne cesse d’augmenter, prévient le Pr Amar Tebaibia, chef de service médecine interne, à l’hôpital Birtraria, et président de la société  algérienne d’obésité.

On estime que près de 5 millions de personnes souffrent du diabète en Algérie, avec une prévalence de 14,4%. Mais, en réalité, il y aurait un nombre beaucoup plus important, a déclaré le Pr Amar Tebaibia, ce mardi, lors d’un média training  sur le diabète organisé par le laboratoire Sanofi.

« Il est temps d’actualiser les données autant pour le diabète que l’obésité », a alerté le Pr Tebaibia. Selon lui, le diabète toucherait de plus en plus la jeune population, âgés entre 19 et 29 ans, risquant d’entraîner d’alourdir encore ce fardeau socio-économique important.

« La qualité de vie de la personne souffrant du diabète va s’altérer, et qui dit complications sur un long terme dit absentéisme au travail. Cela engendre un manque d’activité et de productivité. De plus, le malade devient une charge pour la société », a-t-il expliqué.

Un lourd fardeau économique 

Selon les chiffres officiels, les coûts des médicaments de traitement du diabète ont représenté 28% du budget de la CNAS, en 2017, soit 54 milliards de dinars. L’insuline, à elle seule, a couté 29 milliards de dinars, les bandelettes de test 14 milliards de dinars, et les antidiabétiques oraux 8 milliards de dinars.

Pr Tebaibia a souligné que ces chiffres ont considérablement augmenté. D’après ses estimations, se basant sur ces données ainsi que celles d’une étude, qui a été réalisée au sein de son service en 2023, « si un patient diabétique coûtait à la CNAS 100 euros, il coûterait 760 euros à l’hôpital ».

Selon cette étude, l’hospitalisation pour les complications liées au diabète, telles que le pied diabétique, l’insuffisance rénale et la rétinopathie (etc), a entraîné des coûts très élevés, dont 53% étaient destinés aux médicaments, a-t-il précisé.

Pour lui, il est temps de réfléchir à des solutions pour réduire les dépenses et retarder le diabète, insistant notamment sur la prévention, notamment du prédiabète, du diabète de type 2, de la sédentarité et du surpoids.

Yamina Baïr

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