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Maladie de Parkinson: Le défi médical majeur malgré les traitements

Maladie de Parkinson: Le défi médical majeur malgré les traitements

Maladie neurodégénérative, le Parkinson est en nette augmentation dans notre pays. Cette affection chronique attribuée aux personnes âgées touche, aujourd’hui, de plus en plus de jeunes alertent les spécialistes. Une maladie qui se traduit par la disparition progressive d’un certain nombre de neurones qui fabriquent et utilisent de la dopamine. La raideur, la lenteur des mouvements et les tremblements sont principalement les premiers symptômes.

Les dernières études épidémiologiques réalisées en 2021  font état de 10 et à 12 millions de cas dans le monde. Les spécialistes tirent la sonnette d’alarme quant au profil épidémiologique de cette pathologie qui connaitra une augmentation progressive du nombre de cas, au fil des années.

«Ce nombre de patients va être multiplié par deux d ‘ici 2050 et on atteindra 25 millions de patients», signale Pr Smail Daoudi chef de service de neurologie au CHU Tizi Ouzou en précisant que cette augmentation de la prévalence  qui passe de 150 pour 100 000 habitants à  un peu près 300 pour 100 000 habitants, s’explique par plusieurs paramètres, à savoir le vieillissement des populations, donc cette notion de l’allongement de l’espérance de vie qui touche principalement certaines régions du monde, notamment les régions de l’Est de l ‘Asie, mais aussi les régions d ‘Afrique.

Maladie invalidante et lourde pour le malade

Maladie invalidante et lourde pour le malade et son entourage, sa prise en charge reste également problématique affirment les praticiens. Les traitements actuels ne font qu’améliorer les symptômes moteurs de la maladie signalent-on d’autant que le malade parkinsonien a aussi besoin d’un accompagnement et d’une prise en charge psycho-sociale.

D’où l’importance d’un diagnostic précoce pour une prise en charge adaptée. Les spécialistes sont unanimes à dire que la fluctuation des symptômes liés aux prises de médicaments altère la vie des patients d’où  le passage à de nouvelles classes thérapeutiques de deuxième génération qui permettront de réduire l’apparition de ces effets, notamment neuropsychiques.

Une problématique qui a fait l’objet, vendredi, d’un atelier consacré à la place de ces traitements dans la prise en charge de la maladie de Parkinson organisé par les laboratoires EL Kendi en marge de El Kendi Conférence Neuroscience 2025.

Djamila Kourta

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