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paracetamol challenge

Défi mortel dans les écoles : L’alerte du ministère de l’Education face au «Paracétamol challenge»

Face à une nouvelle dérive virale qui gagne les établissements scolaires, le ministère de l’Éducation tire la sonnette d’alarme. Des élèves, influencés par les réseaux sociaux, participent à un dangereux défi consistant à ingérer du paracétamol en grande quantité. Ce phénomène, aussi absurde que mortel, mobilise désormais les autorités éducatives.

Ce comportement, loin d’être anodin, expose les jeunes à des risques majeurs pour leur santé : dommages hépatiques graves, troubles neurologiques, voire décès dans les cas les plus extrêmes.

Des mesures urgentes dans les établissements scolaires

Conscient de la gravité de la situation, le ministère a émis une circulaire urgente à l’attention de tous les établissements scolaires, publics et privés, exigeant le lancement de campagnes de sensibilisation immédiates. L’objectif est de démystifier ce médicament souvent perçu comme inoffensif, et de faire comprendre aux élèves comme à leurs familles les risques très élevés d’un surdosage, même ponctuel.

Dans une déclaration au tdmsanteinov, le Dr Mouloud Merzouk, pédiatre, a alerté : « Ce phénomène est potentiellement dangereux, voire mortel. Il consiste à avaler le plus grand nombre de comprimés ou de flacons de paracétamol, afin de tester la tolérance de l’organisme. »

Il a expliqué que le paracétamol, s’il est bien toléré à petites doses (maximum 60 mg/kg/jour), devient toxique en cas de surdosage. « Il peut provoquer une insuffisance hépatique aiguë irréversible, dont l’unique traitement reste la greffe de foie », a-t-il affirmé.

Le Dr Merzouk a insisté sur la prévention qui doit commencer, selon lui, par les pharmacies, qui ne devraient pas délivrer ce médicament sans prescription médicale. Les parents doivent également surveiller l’accès de leurs enfants aux médicaments à domicile, et limiter leur exposition aux réseaux sociaux via les smartphones.

Boissons énergisantes, tabac, e-cigarettes : d’autres fléaux émergents

Autre alerte lancée par les autorités : la consommation croissante de boissons énergisantes parmi les élèves. Ces produits, pourtant facilement accessibles, sont désormais strictement interdits dans les écoles, en raison de leurs effets délétères sur la santé physique et mentale des adolescents. Le tabagisme, y compris électronique, fait aussi partie des comportements ciblés par les mesures disciplinaires à venir.

Un appel à la mobilisation générale

Pour faire face à cette crise grandissante, le ministère appelle à une mobilisation de tous les acteurs éducatifs et sociaux. Les conseillers d’orientation sont invités à suivre de près les élèves les plus vulnérables, tandis que les unités de santé scolaire devront intensifier leurs actions de prévention. Le ministère mise également sur les activités parascolaires, culturelles et sportives, pour renforcer le lien des élèves à leur école.

Une société civile appelée à l’action

Enfin, le ministère insiste sur l’implication indispensable de la société civile dans les efforts de prévention et de sensibilisation. Des programmes éducatifs complémentaires doivent être mis en place pour prévenir l’ancrage durable de ces phénomènes dangereux dans le quotidien scolaire.

L’ANPHA tire la sonnette d’alarme

L’Association nationale des pharmaciens algériens (ANPHA) alerte sur la propagation préoccupante d’un phénomène dangereux sur TikTok et d’autres réseaux sociaux : le « Paracetamol Challenge ».

Ce défi incite certains jeunes à ingérer des doses excessives de paracétamol, mettant ainsi leur santé en grave danger.

L’ANPHA rappelle que la surdose de paracétamol peut provoquer des effets dramatiques tels qu’une intoxication hépatique sévère, une insuffisance hépatique aiguë, et dans les cas les plus graves, un risque de décès en quelques heures.

« Nous appelons les parents, les éducateurs, les professionnels de santé, ainsi que les jeunes eux-mêmes, à faire preuve d’une vigilance maximale face à cette mode aussi absurde que périlleuse », indique l’association.

Les parents sont également invités à ne jamais laisser les médicaments, y compris le paracétamol, à la portée des enfants et des adolescents. Une consommation non surveillée pourrait entraîner des conséquences dramatiques.

L’ANPHA en appelle également aux pharmaciens pour qu’ils soient plus vigilants lors de la vente libre de paracétamol, en particulier pour les jeunes et les adolescents.

En tant que premiers interlocuteurs du système de santé, les pharmaciens jouent un rôle crucial dans la sensibilisation, la prévention et l’éducation sanitaire.

Linda Ima

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