Le Haut Conseil de la communauté scientifique nationale à l’étranger entend privilégier une organisation « agile » et adaptée aux priorités nationales, avec pour première étape l’écoute et la compréhension de l’écosystème scientifique, technique et entrepreneurial algérien. C’est ce qu’a indiqué Pr Elias Zerhouni, coordinateur du Conseil, à l’occasion de la première réunion du Haut Conseil.
le principe est d’élaborer une feuille de route qui sera présentée au Président de la République. Pour Pr Elias Zerhouni, cette démarche ne vise pas à mettre en place une structure complexe, mais plutôt une organisation capable de s’adapter aux besoins prioritaires définis collectivement.
Le travail sera mené en coordination avec les six ministères concernés, cités dans le décret portant création du Conseil a t-il déclaré lors de la première réunion de ce conseil : L’objectif est de “définir conjointement un plan de travail et d’identifier les domaines dans lesquels la communauté scientifique nationale à l’étranger pourra contribuer de manière concrète“.
« Apprendre, écouter et comprendre »
Elias Zerhouni a déclaré que la première mission du Conseil consiste à prendre connaissance de l’écosystème national avant de formuler des propositions.
« Il n’est pas facile de donner des conseils quand on n’a pas compris l’écosystème », a-t-il souligné, mettant ainsi l’accent sur une phase préalable d’écoute et d’analyse.
« La première chose que le Conseil va faire, c’est d’abord d’apprendre, d’écouter, de comprendre », a-t-il expliqué. Ce n’est qu’à l’issue de cette phase que seront définis les programmes sur lesquels le Conseil pourra apporter une valeur ajoutée, en collaboration avec les acteurs algériens et autour de priorités clairement établies.
Cette approche constitue le premier pilier de la feuille de route, qualifié de « pilier programmatique » par le coordinateur du Conseil.

Mobiliser une communauté scientifique et entrepreneuriale à l’étranger
Le deuxième pilier repose sur un constat : même si le Haut Conseil réunit des compétences importantes, il ne peut, à lui seul, couvrir l’ensemble des domaines et des problématiques.
Pr Zerhouni a ainsi insisté sur l’importance de la communauté algérienne scientifique, technique et entrepreneuriale établie à l’étranger, qu’il a qualifiée d’« extraordinaire ».
Cette communauté constitue, selon cette approche, un réservoir de compétences susceptible d’être mobilisé en fonction des besoins et des priorités identifiés au niveau national.
L’enjeu pour le Haut Conseil sera donc de construire un mode de fonctionnement permettant de relier ces compétences aux priorités nationales, tout en travaillant étroitement avec les institutions et les acteurs concernés en Algérie.
La première réunion du Conseil doit ainsi permettre de poursuivre cette réflexion et de poser les bases d’un plan de travail commun, avant l’élaboration de la feuille de route qui sera soumise au Président de la République.
Djamila Kourta
