De nouvelles molécules issues de la biotechnologie viennent élargir l’Arsenal thérapeutique déjà existant dans le traitement des cancers les plus prévalents en Algérie notamment les cancers digestifs.
Certaines d’entre elles ont fait l’objet de conférences présentées par des experts étrangers, lors des deux journées du Master Class “Cancers digestifs», organisées par la société algérienne de formation et de la recherche clinique (SAFRO) les 14 et 15 juillet à Alger.
L’utilisation de ces nouvelles thérapeutiques notamment l’immunothérapie dans les cancers gastriques sera inscrite dans la prochaine révision du guide thérapeutiques en oncologie médicale a indiqué le Pr Adda Bounedjar, président de la SAFRO.
Des sessions de formation ont été consacrées à la place des traitements néoadjuvants, le carcinome héapto-cellulaire, des cancers colorectaux métastatiques, les néoplasies neuroendocrines et les cancers œsogastriques avec les traitements y afférents notamment la place des anti EGFR dans les cancers colorectaux métastatiques, l’immunothérapie dans les cancers gastriques et l‘anticorps monoclonal antagoniste du VEGFR-2 (vascular endothelial growth factor receptor) dans le cancer gastrique.
L’association du Ramucirumab, un anticorps monoclonal antagoniste du VEGFR-2 enregistré en Algérie, à la chimiothérapie Paclitaxel prolonge significativement la survie sans progression dans le traitement d’un cancer gastrique avancé ou d’un adénocarcinome de la jonction gastroœsophagienne a souligné le Pr E. Evan Custem gastroentérologue au Campus Gasthuisberg en Belgique lors de la session consacrées aux cancers oesogastriques.
S’appuyant sur des études de phase III (Regard) et (RAINBOW), pour l’évaluation de l’innocuité et l’efficacité de cette molécule indiqué en seconde ligne en association avec paclitaxel pour le traitement d’un adénocarcinome de la jonction gastro-œsophagienne (JGO) au stade avancé ayant évolué pendant ou après un traitement de première intention, le Pr E. Evan a déclaré sue «Les patients atteints d’un cancer gastrique avancé ou d’un adénocarcinome de la jonction gastro-œsophagienne dont la maladie a progressé après une chimiothérapie peuvent être traités par l’association ramucirumab – paclitaxel».
Citant les résultats de ces études, le Pr E, Evan a noté que «La survie globale s’est améliorée de façon significative chez les patients traités par Ramucirumab comparativement aux patients sous placebo avec une réduction de 22 % du risque de décès «L’étude a montré également, selon lui, une amélioration de la survie sans évolution avec moins d’effets secondaires. Ce traitement pourrait, a- t-il, indiqué, être considéré comme “un nouveau traitement standard de deuxième ligne pour les patients atteints d’un cancer gastrique avancé.”
Pour rappel, le cancer gastrique occupe la cinquième place dans le classement des cancers les plus prévalents en Algérie. Les cancers digestifs représentent 20% de l’ensemble des cas des cancers enregistrés annuellement dans notre pays, avec une incidence qui dépasse les 55.000 nouveaux cas, dont le cancer colorectal qui est le premier cancer chez l‘homme et le deuxième chez la femme. 40% des cas de ces cancers “arrivent à des stades métastatiques” a déploré le Pr Adda Bounedjar.
Djamila Kourta
