L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a appelé, à l’occasion de la Journée mondiale de la septicémie, célébrée le 13 septembre, à renforcer la prévention, le diagnostic précoce et la prise en charge de cette urgence médicale potentiellement mortelle.
La septicémie survient lorsque l’organisme réagit de manière excessive à une infection, entraînant des lésions des tissus et des organes pouvant évoluer vers un choc septique, une défaillance multi viscérale et le décès, explique l’OMS.
Elle peut être provoquée par des infections bactériennes, virales, parasitaires ou fongiques et peut toucher toute personne, notamment celles atteintes d’une infection, d’une blessure grave ou d’une maladie non transmissible sévère, poursuit-elle.
Certaines catégories présentent toutefois un risque accru, notamment les personnes âgées, les nouveau-nés, les femmes enceintes ou ayant récemment accouché, les patients hospitalisés ou admis en soins intensifs, ainsi que les personnes dont le système immunitaire est affaibli ou souffrant de maladies chroniques.
Parmi les signes d’alerte figurent notamment une température corporelle élevée ou basse accompagnée de frissons, la confusion, des difficultés respiratoires, une peau froide et moite, des douleurs intenses, une accélération du rythme cardiaque, une faible pression artérielle et une diminution de la production d’urine.
Chez les enfants, la respiration rapide, les convulsions, la pâleur, une grande faiblesse, les difficultés à se réveiller, ainsi que, chez les moins de cinq ans, les difficultés à s’alimenter, les vomissements fréquents ou l’absence d’urines qui peuvent constituer des signes d’alerte.
L’OMS souligne que la septicémie contractée dans les établissements de santé figure parmi les événements indésirables les plus fréquents liés aux soins et peut être favorisée par des agents pathogènes résistants aux médicaments.
Pour réduire les risques, l’organisation préconise notamment l’hygiène des mains, la sécurité alimentaire, l’accès à l’eau potable et à l’assainissement, ainsi que la vaccination conformément aux recommandations sanitaires.
Elle insiste également sur l’utilisation appropriée des antibiotiques et sur l’application rigoureuse des mesures de prévention et de contrôle des infections dans les établissements de santé.
L’OMS rappelle enfin que la rapidité du diagnostic et de la prise en charge est déterminante. L’administration précoce d’antimicrobiens adaptés et, lorsque nécessaire, de liquides par voie intraveineuse et de médicaments permettant de maintenir la pression artérielle, peut améliorer les chances de survie.
N.H
