À l’occasion de la 7e Journée de la Fondation Enaya, consacrée aux rhumatismes inflammatoires chroniques, le Pr Bengana Billel, chef du service de rhumatologie au CHU de Béni Messous, a fait le point sur les avancées thérapeutiques disponibles en Algérie et celles attendues prochainement. Des innovations qui renforcent les possibilités de prise en charge des patients les plus difficiles à traiter.
La 7e Journée de la Fondation Hinaya s’est imposée comme un carrefour pluridisciplinaire essentiel. Réunissant un panel d’experts, rhumatologues, ophtalmologues, dermatologues et gastro-entérologues ainsi que de nombreux patients autour d’un même objectif : mieux informer sur les rhumatismes inflammatoires chroniques et les progrès réalisés dans leur prise en charge.
Pour le Pr Bengana Billel, cette rencontre constitue avant tout un moment privilégié d’échange avec les patients. « Ces journées nous permettent de leur consacrer davantage de temps, de leur apporter des informations actualisées sur leur maladie et leurs traitements, mais aussi de répondre à leurs nombreuses interrogations », a-t-il expliqué.
Des traitements ciblés qui enrichissent l’arsenal thérapeutique
Intervenant sur les innovations en rhumatologie, le spécialiste a souligné que de nouvelles thérapies ciblant les différentes voies de l’inflammation sont progressivement intégrées dans la pratique clinique. Si plusieurs d’entre elles sont déjà disponibles en Algérie, d’autres restent encore attendues.
Selon lui, plusieurs médicaments innovants ciblant différentes voies de l’inflammation sont désormais disponibles en Algérie, tandis que d’autres devraient être introduits prochainement. « Ces nouvelles thérapies enrichissent considérablement notre arsenal thérapeutique et constituent une véritable avancée pour la prise en charge des patients présentant des formes sévères ou difficiles à traiter, notamment certaines polyarthrites rhumatoïdes », a-t-il souligné.
Les biothérapies changent la donne
Le Pr Bengana rappelle que les anti-TNF constituent aujourd’hui une référence thérapeutique. À ces biothérapies se sont ajoutés les anti-IL-23, les anti-IL-12/23 ainsi que les inhibiteurs de JAK, qui sont des traitements de 2ème lignes et de 3ème lignes pour le rhumatismes psoriasique et la polyarthrite et la spondylarthrite axiale.
Le spécialiste indique également que plusieurs traitements innovants, déjà disponibles dans certains pays, devraient à terme rejoindre l’arsenal thérapeutique en Algérie. Il cite notamment les inhibiteurs de l’IL-17 ainsi que d’autres molécules ciblant de nouvelles voies de l’inflammation.
Pour le rhumatologue, l’élargissement de cette offre thérapeutique permettra d’améliorer davantage la prise en charge des patients présentant les formes les plus complexes de rhumatismes inflammatoires chroniques, en proposant des traitements toujours plus ciblés, personnalisés et efficaces.
Rania.N
