Aller au contenu

Ramadhan et maladies métaboliques : Les spécialistes insistent sur un mode de vie sain

L’association de médecine interne d’El-Biar a organisé, ce jeudi, la 6e journée de formation médicale continue sur les maladies métaboliques. Placée sous le slogan « améliorons nos pratiques », cette journée a porté sur la prévention et la prise en charge de certaines maladies comme l’obésité, le diabète et la tension artérielle, notamment pendant le mois de Ramdhan.

En effet, le jeûne chez les personnes souffrant de maladies métaboliques était au cœur de cette journée. Les intervenants ont axé sur l’hygiène de vie des malades pendant ce mois pour éviter les complications.

Tout d’abord, la décision de faire le jeûne revient au médecin traitant, qui doit évaluer les risques selon un «score de risque». Ensuite, les malades concernés par le jeûne doivent suivre une hygiène de vie adaptée à leur situation. Pour Dr Kamel Kadri, spécialiste en médecine interne, «le jeûne est une bonne occasion pour perdre du poids et arrêter de fumer. Adopter une bonne hygiène de vie pendant ce mois prévient de plusieurs problèmes de santé», assure-t-il.

De plus, «le jeûne est un repos physiologique qui permet aux organes de se reposer et à l’organisme de se détoxiquer. Il améliore l’immunité, réduit le cholestérol, réduit l’inflammation, et prévient de plusieurs maladies», poursuit-il.

En revanche, pour bénéficier de tous ces bienfaits, «il ne faut pas perdre, le soir, devant sa table tout ce qu’on a gagné pendant la journée. Il faut manger sainement, c’est-à-dire avoir une alimentation riche, variée, modérée. Et ce mode de vie doit s’inscrire dans la continuité. Il faut également dormir suffisamment et pratiquer une activité physique régulière», conseille-il.

Un plan national de lutte contre l’obésité

L’obésité fait partie des thématiques qui ont été abordées pendant cette rencontre. Dans une déclaration à TDMantéinov, Pr Amar Touaibia, chef du service médecine interne à l’hôpital Birtraria, et président de l’association algérienne d’obésité et de maladies métaboliques, a souligné la nécessité d’un plan national de lutte et de prévention de l’obésité, celle-ci étant « un facteur de risque qui conduit à d’autres maladies plus graves ».

«En Algérie 30% des femmes, 14% des hommes et 13% des enfants sont dans une situation d’obésité. Il faut agir maintenant avant qu’il ne soit trop tard», prévient-il.

«80% des obèses développent un diabète et au moins 13 cancers sont liés directement à l’obésité. Elle est aussi la cause de troubles du sommeil, de maladies articulaires comme l’arthrose, de la stéatose hépatique, de maladies cardiovasculaires, des AVC, de l’insuffisance cardiaque, et le troubles du rythme», explique-t-il.

Le plan national de lutte contre l’obésité est basé particulièrement sur une alimentation équilibrée et une activité physique régulière. Sa réussite dépend de l’implication d’autres ministères, dont celui de la santé, du commerce, de l’agriculture, de la communication, de la Jeunesse et des sports, et de l’intérieur, selon Pr Touaibia.

Yamina Baïr 

error: Content is protected !!