La 3e édition du « Séminaire international cœur de l’enfant » consacrée à la prise en charge de la tétralogie de Fallot organisée, vendredi, 21 février, par la Fondation IBNI et l’association d’aide aux malades adam met en avant la nécessité de renforcer la formation pour un diagnostic précoce des cardiopathies congénitales.
La tétralogie de Fallot, une cardiopathie congénitale cyanogène la plus fréquente en Algérie et dans le monde bénéficie d’un intérêt très précoce de la part de la communauté médicale en terme de diagnostic et de traitement.
Tous les aspects liés à la prise en charge de cette pathologie ont été abordés, lors de cette journée, par les experts nationaux et étrangers, du dépistage, au diagnostic en passant par la place primordiale de l’imagerie médicale à l’intelligence artificielle.
Le diagnostic précoce de cette malformation en période anténatale est possible et permet d’identifier les formes qui nécessitent une prise en charge précoce ont souligné les experts. Un aspect qui n’est pas très développé dans notre pays soulèvent les spécialistes d’où l’intérêt de renforcer la formation spécialisée notamment les médecins gynécologues pour l’examen d’échographie anténatale.
« Ce qui permettra d’intervenir en cas d’anomalie avant la naissance du bébé », a souligné Pr Naima Hammoudi Bendib ex chef de service au CNMS et de rappeler le parcours de la prise en charge des cardiopathies congénitales en Algérie depuis l’indépendance.
Absence de la spécialité de cardiologie pédiatrique
Elle estime que beaucoup de progrès ont été déployés pour la prise en charge de ces maladies et « nous sommes en bonne voie », a -t-elle noté tout en déplorant l’absence de la spécialité de cardiologie pédiatrique qui une spécialité à part entière. «Elle n’est pas malheureusement enseignée dans notre pays». Il est temps justement d’inscrire cette discipline dans le cursus universitaire a -t-elle suggéré.

Le manque de spécialistes, un frein à la prise en charge
L’absence de formation constitue un véritable handicap pour assurer une prise en charge complète de ces maladies a souligné Pr Abdelmalek Bouzid, chirurgien cardiaque à la clinique de chirurgie cardiaque Abderhmani Bir Mourad Rais.
«Actuellement, Il n’existe aucune structure de chirurgie cardiaque pédiatrique publique relevant du ministère de la santé outre la clinique de Bousmail rattachée à la CNAS», a- t-il souligné.
«Le manque de spécialistes dans ce domaine spécifique à la chirurgie cardiaque pédiatrique dans notre pays est un véritable frein, pour la prise en charge de ces pathologies», a- t-il ajouté et d’appeler à la mise en place d’un registre national des cardiopathies congénitales.
La Fondation IBNI, fondée par M. Abdelmadjid Kerrar, et l’Association d’aide aux malades adam contribuent justement à une meilleure prise en charge globale des patient démunis atteints de ces pathologies entre autres.
L’organisation de ce séminaire, pour un échange d’expérience et partage des connaissances, permet aux jeunes médecins algériens d’acquérir mes nouvelles techniques en matière de chirurgie cardiaque pédiatrique. Outre les séances théorique, des workshop pour des simulations chirurgicales sur cœur artificiels ont été animés par des experts nationaux et étrangers au profit de jeunes chirurgiens.
Djamila Kourta
