Le parcours de soins d’un patient atteint de la maladie de Hodgkin en Algérie est qualifié de parcours de combattant au vu de toutes les difficultés rencontrées par les patients et les spécialistes.
Rupture de médicaments, longue attente pour le rdv de radiothérapie et absence de moyens modernes de diagnostic sont autant d’obstacles qui retardent le diagnostic alors que les taux de guérison après traitement avoisinent les 80%, selon les spécialistes hématologues réunis vendredi à l’occasion du lancement par le laboratoire Takeda d’un nouveau médicament innovant indiqué dans le traitement de la maladie de Hodgkin.
Des besoins non satisfaits qui nécessitent, selon eux, une nouvelle organisation afin d’améliorer les délais de diagnostic et la prise en charge. La mise en place de réseaux régionaux, le renforcement de la réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP), rédiger des référentiels, informer et standardiser les traitements constituent les principales recommandations évoquées et débattues. Un état des lieux a été présenté Pr le Pr Ait Amer Nacera coordinatrice du groupe algérien du lymphome.
Le lymphome de Hodgkin (LH) est une hémopathie maligne peu fréquente liée à une prolifération tumorale de cellules lymphoïdes dans un ou plusieurs organes lymphoïdes,. Son diagnostic repose sur les résultats de la biopsie ganglionnaire. Deux pics d’incidence sont observés : un chez l’adulte jeune (20- 30 ans) et un chez le sujet âgé de plus de 60 ans. Le LH peut concerner l’enfant et l’adolescent mais il est exceptionnel avant l’âge de 5 ans. Le traitement du LH est basé sur la chimiothérapie et la radiothérapie conduisant à des taux de guérison élevés après le traitement. A noter que 10 à 30% des cas rechutent d’autres traitements sont préconisés telle que la thérapie ciblée brentuximab vedotin (ADECETRIS) qui a fait objet le lancement, vendredi, par le laboratoire Takeda.
Djamila Kourta