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Sécurisation du circuit du médicament en Algérie : vers une traçabilité renforcée et une lutte accrue contre la contrefaçon

 

La sécurisation du circuit du médicament en Algérie repose aujourd’hui sur un dispositif en constante évolution, combinant encadrement réglementaire et outils technologiques de traçabilité. Une thématique qui a fait objet de débat, mardi, au Salon Maghreb Expo 2026.

Un panel d’experts représentant les différentes institutions à savoir  l’université des science de la santé, l’ANPP,  le ministère de l’industrie pharmaceutique, le groupe Saidal et l’association des distributeurs pharmaceutiques algériens.

La sécurisation du circuit du médicament repose deux axes majeurs  qui sont la régulation des acteurs du secteur et le déploiement de systèmes permettant de suivre les médicaments tout au long de la chaîne d’approvisionnement.

 Un circuit strictement encadré

En Algérie, l’ensemble des intervenants du circuit du médicament est soumis à des textes réglementaires précis ont précisé les intervenants. De la production à la dispensation, chaque acteur — fabricants, importateurs, distributeurs, officines et établissements hospitaliers — opère dans un cadre clairement défini.

Cette organisation permet de garantir que le médicament circule entre des entités identifiées, géolocalisées et spécialisées, réduisant ainsi les risques de dérives ou d’introduction de produits illicites dans le circuit officiel », a souligné M.Mehdi Amrouni, sirecteur du systeme d’information au ministère d el’industrie pharmaceutique

 Des outils de traçabilité déjà opérationnels

Au-delà de l’encadrement réglementaire, des mécanismes de traçabilité ont été mis en place pour assurer un suivi rigoureux des médicaments. Parmi eux, le système de déclaration de stocks imposé aux opérateurs pharmaceutiques constitue un pilier essentiel.

Ce dispositif s’appuie également sur des bases de données alimentées par les autorités compétentes, notamment celles issues du ministère de l’Industrie pharmaceutique et de l’Agence nationale des produits pharmaceutiques. Ces données permettent de tracer les lots commercialisés tout au long de la chaîne d’approvisionnement.

Grâce à ces outils, les autorités disposent d’une visibilité accrue sur le marché, contribuant à limiter l’introduction de médicaments falsifiés ou de contrefaçon.

La sérialisation, prochaine étape clé

Dans une logique de renforcement du système, les pouvoirs publics misent désormais sur la sérialisation des médicaments. Cette technologie, basée sur l’attribution d’un numéro de série unique à chaque boîte, constitue un niveau avancé de traçabilité.

“Un premier pas a été franchi fin 2025 avec l’introduction, dans le cahier des charges à l’importation, de l’obligation d’apposer un code Data Matrix intégrant un numéro de série sur les médicaments importés à partir de 2027 », a rappelé M Amrouni et de signaler qu’ un projet de texte est en cours d’élaboration pour étendre cette obligation aux médicaments fabriqués localement.

 Vers un référentiel national des médicaments

Le reprsentant du MIP a fait savoir que l’ensemble de ces numéros de série sera centralisé dans un futur référentiel national, actuellement en cours de conception. Ce projet est mené en coordination avec plusieurs organismes publics, notamment le Commissariat à la numérisation, qui devrait assurer l’hébergement et la gestion technique de la solution. Cette collaboration vise à garantir un haut niveau de sécurité et de fiabilité pour le futur système.”Cet outil stratégique permettra de vérifier l’authenticité de chaque médicament mis sur le marché algérien », a t-il ajouté.

Le ministère de l’industrie ppharmeutique travaille également sur l’élaboration d’un cahier des charges destiné à mobiliser les compétences nécessaires à la mise en place de ce système, qui sera prochainement publié sur le site du ministère, a t-il indiqué.

Les intervenants ont souligné qu’à travers ces initiatives, l’Algérie renforce progressivement la sécurisation de son circuit du médicament afin de garantir la qualité et l’authenticité des produits pharmaceutiques, tout en protégeant les patients contre les risques liés aux médicaments falsifiés.

Djamila Kourta

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