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Le pain blanc : Un vecteur majeur de l’obésité et du diabète de type 2

Le pain blanc : Un vecteur majeur de l’obésité et du diabète de type 2

​Composition raffinée, indice glycémique élevé et risques métaboliques, le pain blanc : l’aliment de base des ménages est désormais pointé du doigt comme un vecteur majeur de l’obésité et du diabète de type 2. Le président de l’Association des diabétiques de la wilaya d’Alger, Fayçal Ouahada, tire la sonnette d’alarme.

C’est le constat qu’a dressé Fayçal Ouahada, conseiller en santé et figure associative engagée, contre la consommation effrénée de pain blanc en Algérie. Qualifié de «poison lent», ce pilier de la table algérienne est aujourd’hui au centre d’une polémique sanitaire.

En cause : une farine ultra-raffinée, dépouillée de ses fibres et de ses nutriments essentiels, transformant chaque bouchée en une bombe glycémique.

Un facteur de risque pour l’obésité et le diabète

Selon lui, la consommation régulière de pain blanc contribue directement à la prise de poids. «Manger deux morceaux ou plus par jour augmente de 40 % le risque d’obésité», affirme-t-il, expliquant que les glucides simples qu’il contient sont rapidement transformés en graisses stockées par l’organisme.

Plus préoccupant encore, Fayçal Ouahada considère le pain blanc comme un facteur majeur du diabète de type 2 en Algérie. Sa consommation entraîne, selon lui, une hausse rapide et brutale de la glycémie, favorisant ainsi le dérèglement du métabolisme du sucre.

Des effets néfastes sur le système digestif

Outre ses impacts métaboliques, le pain blanc est également mis en cause pour ses effets sur le système digestif. Sa faible teneur en fibres peut provoquer constipation, ballonnements et inconfort intestinal. «Il irrite le côlon chez de nombreuses personnes», précise-t-il.

Le président de l’association attire également l’attention sur la “mie” du pain, qu’il recommande de retirer. «C’est la partie la plus riche en amidon et en glucides, donc la plus susceptible de favoriser la prise de poids», explique-t-il.

Fayçal Ouahada dénonce par ailleurs certaines pratiques dans la fabrication du pain blanc. Il évoque l’ajout de quantités importantes de sucre lors du pétrissage afin d’améliorer l’aspect et la coloration du produit, ce qui en accroît davantage les effets néfastes sur la santé.

Vers des alternatives plus saines

Face à ce constat, il plaide pour un changement des habitudes alimentaires. Il recommande de privilégier le pain complet ou le pain d’orge, plus riches en fibres et bénéfiques pour la régulation de la glycémie.

Il encourage également l’utilisation de farine complète, contenant du son, en remplacement de la farine blanche raffinée. «À défaut de pouvoir s’en passer totalement, il faut au moins réduire sa consommation au strict minimum et éviter d’en manger quotidiennement», insiste-t-il.

Un enjeu de santé publique

Au-delà des recommandations individuelles, Fayçal Ouahada estime que la question du pain blanc dépasse le cadre des simples conseils nutritionnels. Il appelle à une réflexion plus large sur sa production et sa consommation en Algérie, allant jusqu’à suggérer l’interdiction de la fabrication du pain à base de farine raffinée.

Pour lui, les conséquences sanitaires et économiques liées aux maladies chroniques imposent une action urgente des pouvoirs publics, mais aussi une prise de conscience des citoyens quant à leurs choix alimentaires.

Rania N.

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