L’Institut National de Santé Publique (INSP) publie le guide de bonnes pratiques pour prévenir les toxi-infections alimentaires collectives (TIAC). Ce guide destiné aux consommateurs vise à sensibiliser aux mesures d’hygiène pour prévenir les risques de contamination.
C’est un guide simple qui apprend les bons gestes à adopter au quotidien pour une alimentation saine. Ses conseils commencent à partir de l’achat des aliments, leur conservation et leur consommation tels que les fruits et légumes, les produits laitiers, les viandes et les œufs. Il contient aussi des conseils sur la méthode de conservation, notamment la congélation, ainsi que l’entretien du matériel de cuisine comme les ustensiles, le plan de travail et le frigo. L’hygiène personnelle et la propreté des espaces de conservation et de préparation de la nourriture, notamment en cas de présence d’animaux, sont aussi primordiaux dans la prévention des contaminations.
Les toxi-infections collectives résultent de l’ingestion d’aliments contaminés par des agents pathogènes, indique le document, soulignant qu’elles sont dites « collectives » lorsqu’au moins deux personnes présentent des symptômes similaires, principalement digestifs et attribuables à une même source alimentaire ou hybride.
Il note une augmentation des cas de toxi-infections collectives, ces dernières années, dans toutes les régions du pays. Un phénomène qui est particulièrement marqué durant la période estivale en raison des températures élevées qui favorisent la prolifération des micro-organismes pathogènes. En effet, en 20 ans, le taux d’incidence des TIAC a presque doublé, passant de 12,73 cas en 2000 à 23,64 cas pour 100 000 habitants en 2023, selon le guide.
En 2023, deux pics ont été enregistrés : le premier a été observé en mai avec un taux d’incidence de 4,81 et le second en juillet avec un taux d’incidence de 3,88 cas pour 100 000 habitants, selon le même document.
Les cas d’intoxication surviennent majoritairement dans la restauration familiale et collective, notamment au sein des universités, des écoles et des milieux professionnels. Certaines populations, comme les femmes enceintes, les enfants, les personnes immunodéprimées et les personnes âgées, sont plus vulnérables à ces infections.
Le document souligne que les symptômes les plus fréquents sont des nausées, vomissements, douleurs abdominales et diarrhées. Dans certains cas, des manifestations extra-digestives, notamment neurologiques, peuvent apparaître.
En cas où ces symptômes apparaissent, le document propose des gestes à adopter afin de limiter les complications. Ces gestes simples consistent à : s’hydrater en buvant 1,5 à 2 litres d’eau par petites gorgées tout au long de la journée afin de prévenir la déshydratation et de laisser l’estomac au repos pendant 48 heures.
Il est conseillé de consommer des aliments faciles à digérer comme le riz, les pommes de terre ou les pâtes cuites à l’eau, et d’éviter les aliments gras, épicés, sucrés ainsi que les boissons contenant de la caféine. En cas de persistance ou d’aggravation des symptômes, une consultation médicale est indispensable.
Yamina Baïr
