L’Institut national de santé publique (INSP) lance le second registre régional à Alger des syndromes coronariens aigus ST+, après celui de 2015, pour améliorer la prise en charge des patients et réduire le taux de mortalité en hausse d’année en année.
Les maladies cardio -vasculaires constituent les premières causes de décès en Algérie. Elles sont responsables de 20% des causes des décès, soit un algérien sur quatre en est victime.
Le nombre de décès enregistré durant l’année 2020 est de 25988 soit 20% du total des décès alors qu’en 2021 l’INSP a enregistré 28267 soit 17,9% du total des décès, a indiqué Dr Belamri Soraya, maître assistante en épidémiologie chargée du programme des causes des décès, lors de la journée d’information et de formation du lancement du registre des syndromes coronariens aigues ST+ organisé jeudi par l’INSP.
Elle précise que dans le groupe des maladies non transmissibles(MNT), les maladies cardiovasculaires représentent la plus grande part avec respectivement 40,8% et 41,6% du total des MNT pour les années 2020-2021.
Le nombre de décès déclarés en 2020-2021, toutes causes confondues, enregistrés à l’INSP sont respectivement 129691 et 158131 décès, a- t-elle signalé.
Pr Abderzak Bouamara, le directeur général de l’INSP a déclaré qu’à travers ce registre, “nous allons définir l’incidence de cette pathologie mortelle la suivre son évolution au cours de années», en soulignant que “ce registre est un instrument pour mesurer l’impact de nos actions et maîtriser cette cause principale de mortalité», a indiqué Pr Bouamara .
Pr Mohamed Chettibi, chef du service cardiologie au CHU de Beni-Messous, et coordinateur du plan national infarctus Algérie a expliqué que le syndrome coronarien aigu ST+ est la première cause de mortalité dans notre pays.
«Nous devons réduire ce nombre de décès à travers des actions notamment la sensibilisation de la population sur l’importance de consulter dès l’apparition des premiers symptômes (douleurs thoracique) et un électrocardiogramme (ECG) doit être effectuée dans les dix minutes suivant l’alerte du système», a t-il expliqué.
Le président de la société algérienne de cardiologie, le Pr Brahim Kichou, chef de service de cardiologie au CHU de Tizi Ouzou a souligné que ce nouveau registre va donner les nouvelles tendances, comparer ce qui se faut en terme de thérapeutique en matière d’incidence et permettre l’amélioration de la prise en charge des patients» en rappelant que la Société algérienne de cardiologie a déjà mis en place un registre national dédié à la même pathologie, «basé sur un maillage des différents secteurs sanitaires et différents hôpitaux à l’échelle nationale pour assurer un transfert des malades dans ces structures dans les meilleurs délais ».
A noter que ce registre va être domicilié à l’INSP qui accueillera toutes les donnée des différent services de cardiologie à travers une application hébergée au niveau du ministère de la santé est déjà fonctionnelle dans deux services de cardiologie de la capitale à l’hôpital de Beni Messous de à Mustapha Bacha.
Djamila Kourta
