Le ministre de la Santé, Pr. Mohamed Seddik Ait Messaoudene, a donné ce dimanche, le coup d’envoie de la Campagne nationale de vaccination contre la poliomyélite, depuis l’Établissement Public de Santé de Proximité (EPSP) d’El Anasser (Alger). Ces journées nationales de vaccination contre la poliomyélite visent à renforcer la prévention sanitaire et à élever l’immunité collective chez les enfants.
Cette campagne cible la vaccination de 4.425.502 enfants âgés de 2 mois à 59 mois (un jour de moins que 5 ans), car ils constituent la catégorie la plus exposée au risque d’infection. La vaccination sera réalisée au niveau de 274 Etablissements publics de santé de proximité (EPSP), selon un programme qui prévoit 3 sessions.
La première s’étendra du 30 novembre au 06 décembre 2025 tandis que la 2ème est prévue du 21 au 27 décembre 2025 et la 3ème (avec le vaccin VPI injectable) du 25 au 31 janvier 2026.
Le ministère de la Santé souligne que tous les enfants appartenant à la catégorie ciblée sont concernés par toutes les sessions sans exception, y compris ceux ayant déjà reçu les vaccins de routine.
Mobilisation Massive des parents
Dès l’ouverture, ce matin, des centres publics de santé de proximité ont connu une forte affluence de parents, marquant le lancement réussi de la campagne nationale de vaccination. Cette dynamique positive a été chaleureusement accueillie par les équipes médicales pleinement mobilisées.
À l’instar du centre de sante de proximité situé à Boudouaou, dans la wilaya de Boumerdes où l’accueil a été renforcé, les familles ont répondu massivement à l’appel. «J’apprécie beaucoup que la campagne soit organisée en plusieurs cycles. Cela rend la tâche plus facile à gérer pour les parents qui travaillent. Mon fils a déjà reçu les vaccins de routine, mais le fait que le personnel insiste sur l’importance de participer aux trois cycles, y compris le vaccin injectable (VPI) prévu en janvier, me conforte dans l’idée que nous faisons tout le nécessaire. L’équipe médicale a été très claire sur le calendrier», explique Sabrina maman de jumelles âgées de 24 mois.
Même son de cloche chez Necera, maman d’un garçon âgée 36 mois. «Pour moi, faire vacciner mon fils, ce n’est pas seulement le protéger lui. C’est aussi un acte de solidarité pour la communauté entière. Si nous atteignons tous un taux de vaccination très élevé, nous protégeons les bébés trop petits pour être vaccinés et ceux qui ont des problèmes de santé. C’est notre responsabilité collective», souligne-t-elle.
Le personnel soignant rappelle que la vaccination est l’unique bouclier efficace contre la poliomyélite. «Nous avons mis en place un circuit fluide pour accueillir un maximum d’enfants dans d’excellentes conditions. La forte participation des parents est un signal très encourageant pour la réussite de cette campagne» explique une infirmière.
Bien que le pays soit exempt de poliomyélite depuis plusieurs années, le Ministère de la Santé insiste sur la nécessité de maintenir une couverture vaccinale très élevée. Cet engagement collectif est vital pour empêcher toute réintroduction du virus sur notre territoire.
Rania N.
