Une nouvelle avancée en matière d’accès aux soins a été concrétisée au CHU Mustapha Bacha d’Alger avec l’inauguration d’une unité d’hémodialyse au sein du service de médecine pénitentiaire. Cette structure a pour objectif d’assurer la prise en charge médicale de personnes détenues, notamment parmi les migrants en situation irrégulière souffrant d’insuffisance rénale.
Cette unité a été inaugurée par la présidente du Croissant-Rouge algérien (CRA), Ibtissem Hamlaoui, en présence du représentant du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) en Algérie, Alistair Bolton, ainsi que du professeur Rachid Belhadj, chef du service de médecine légale au CHU.
Une prise en charge spécialisée, inclusive et continue
Selon un communiqué officiel du CRA, cette nouvelle unité permettra de réaliser des séances de dialyse régulières pour les patients concernés, tout en leur assurant un suivi médical continu au sein même du centre hospitalo-universitaire.
Une avancée qui s’inscrit dans le cadre de l’humanisation des soins en milieu carcéral et du respect du droit à la santé pour tous, sans distinction de statut administratif.
Le représentant du HCR a salué cette initiative, mettant en avant le partenariat solide entre le HCR et le CRA, notamment dans le domaine de la prise en charge médicale et psychologique des réfugiés et migrants vulnérables. Il a rappelé que cette collaboration, inscrite dans la durée, constitue un modèle d’action conjointe humanitaire efficace.
Une réponse aux besoins sanitaires spécifiques
La création de cette unité répond à des besoins médicaux urgents, en particulier pour une population souvent marginalisée dans les dispositifs de soins. Pour le CRA et le HCR, il s’agit d’une action concrète qui vise à renforcer l’accès équitable aux soins spécialisés, y compris pour les personnes privées de liberté.
Ce projet, souligne le communiqué, reflète la volonté commune des deux organisations de garantir la continuité des soins et la dignité des patients, dans le respect des standards humanitaires et médicaux.
Rania N.
