Pr Kamel Mansouri, spécialiste en pharmacologie à la Faculté de pharmacie d’Alger, ex DG de l’Agence nationale des produits pharmaceutiques (ANPP) et membre fondateur de la fédération algérienne de pharmacie, élu Président de la société Algérienne des politiques de santé et économie de santé (ASHPE). Dans ce bref entretien Pr Kamal Mansouri nous révèle les objectifs de cette société qui se veut une force de proposition pour un accompagnement des transformations du système de santé.
Interview réalisée
par Djamila Kourta
- Vous êtes élu président de cette association, comment cette initiative a émergée ?
C’est le fruit d’une réflexion d’un groupe de collègues et autres professionnels de la santé. Nous avons décidé de créer cette société qui est, aujourd’hui, importante pour accompagner la transformation du système de santé dans un contexte marqué par des défis de santé notamment en matière d’accès et de qualité.
Cette Société regroupe toutes les disciplines médicales et non médicales et elle a une spécificité ,du fait qu’elle traite des questions liées à la politique de santé, qui est une priorité de l’OMS. Elle est ouverte à tous ceux qui souhaitent apporter leurs contribution dans le cadre de nos deux objectifs.
- Quels sont justement les objectifs de l’ASHPE?
Il est important de souligner que cette société a pour vocation de se pencher sur les questions liées à la politique sanitaire et pharmaceutique. A travers les objectifs fixés par notre société, nous allons contribuer, à travers des travaux scientifiques, tout en favorisant la collaboration étroite entre la recherche académique, pratique médicale et politiques publiques, a rehausser les niveaux de soins et une équité.
Notre but est de formuler des propositions pour accompagner justement la transformation du système de santé dans une nouvelle approche en fournissant des outils d’aide à la décision.
Des outils qui permettent une meilleure visibilité afin d’atteindre notre deuxième objectif qui est l’économie de la santé en favorisant les débats scientifiques.
- Comment comptez -vous procéder pour déterminer ces outils d’aide à la décision ?
En terme de politique de santé, il est aujourd’hui important de renforcer les partenariats public-privé qui permettra un élargissement de la couverture sanitaire de la population. Le travail s’effectuera dans un cadre multisectoriel avec la participation de chercheurs, économistes et d’experts en politique de santé.
Nous avons pour ambition de contribuer au développement de politiques de santé en fournissant des données probantes , à travers des études , des colloques et des prospections dans plusieurs domaines liés à la politique de santé , par exemple de la prévention.
Il est aussi question d’analyser et produire de la connaissance sur les politiques de santé, les modèles de financement, la régulation des innovations médicales, l’accès aux soins et les déterminants économiques de la santé.
C’est à travers ces données des études et les recommandations que nous pouvons appuyer les décideurs pour éclairer la planification, la réforme et l’évaluation des politiques de santé.
- Peut-on connaître la composante de cette société savante?
La société Algérienne des politiques de santé et économie de santé (ASHPE) que je préside se positionne comme acteur indépendant, apolitique et à vocation scientifique.
Nous sommes 26 membres fondateurs dont des médecins, pharmaciens, et experts parmi eux les Prs Réda Djidjik immunologiste doyen de la faculté de Pharmacie d’Alger, Merzak Gharnaout, pneumologue, directeur de l’Université des sciences de la santé qui portent le titre de président d’honneur de l’ASHPE.
Le bureau est composé des trois vices présidents Pr Esma Kerboua oncologue, cheffe de service oncologie au CPMC, Redouane Soualmi, pharmacien, Pr Habib Belmahi, toxicologue, du secrétaire général le Pr Smail Daoudi, chef de service neurologie au Chu Tizi Ouzou et le trésorier Pr Ahmed Kadi pneumologue au CHU Beni Messous.
D. K.
