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Pr Neuzha Lazli, directrice générale du CNPM

Sécurité et bon usage des médicaments : Le CNPM engagé dans la sensibilisation

A l’occasion de la semaine mondiale pour la sécurité et le bon usage des médicaments, le centre national de pharmacovigilance et de matériovigilance organise, en collaboration avec l’association des étudiants en pharmacie ASEPA, des journées de sensibilisation et d’information au profit du grand public. Une première action  a été organisée, aujourd’hui jeudi 7 novembre à la placette  Kenedy à El Biar à Alger; pour une large sensibilisation sur les effets indésirables des médicaments et l’importance de la déclaration pour une prise de médicament plus sûre.

MedSafetyWeek”, cette campagne mondiale placée cette année sous le thème “Éduquer, Promouvoir, Agir maintenant » a pour but de promouvoir le bon usage des médicaments par les patients, les professionnels et surtout sensibiliser sur la nécessité de la déclaration des effets secondaires, souligne Pr Neuzha Lazli, directrice générale du CNPM et de rappeler  que l’Algérie participe pour la première fois à cette campagne mondiale cette à laquelle adhèrent 106 organisations issues de 94 pays.

Initiée par le centre collaborateur de l’OMS UPPSALA Monotoring Center, cette semaine mondiale MedSafetyWeek qui a débuté du 4 jusqu’au 10 novembre « met l’accent sur la prévention des effets secondaires et surtout sensibiliser les patients sur les bonnes conditions d’utilisation des médicaments et aussi les professionnels de la santé afin de vérifier la posologie et assurer un bon suivi », explique Pr Lazli.

Elle rappelle que des millions de personnes ont recours à des médicaments quotidiennement pour se soigner, il arrive que ces médicaments provoquent des effets secondaires qu’ il ne faut pas ignorer que ce soit par le patient ou le professionnel de la santé.

Pr Lazli fait savoir que « la moitié des effets secondaires liés aux médicaments sont prévisibles d’où la possibilité de les éviter », a- t-elle encore précisé.

D’où l’importance d’informer et de sensibiliser pour améliorer rendre les déclarations systématiques et améliorer leur enregistrement.

Le CNPM enregistre 1500 déclarations d’effets indésirables par an, un chiffre qui reste « encore insuffisant » selon Pr Lazli dont la majorité provient du  secteur public.

La sensibilisation des professionnels de la santé passe évidemment par des sessions de formations des pharmaciens et des médecins sur l’intérêt de la déclaration et les méthodes d’investigations.

Ce qui nécessite, selon le Pr Lazli,  le renforcement de la réglementation et  la mise en place des systèmes de pharmacovigilance permettant de remonter  efficacement l’information.

Par ailleurs, une journée d’information sur la pharmacovigilance à l’hôpital et à l’officine et la déclaration en pharmacovigilance  sera organisée samedi 9 novembre par le CNPM, à l’Institut Pasteur d’Algérie.

Djamila Kourta

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