Plus de 8 millions de ces décès sont dus à la consommation de tabac proprement dite et environ 1,2 million au tabagisme passif. Il est responsable de la destruction de 600 millions d’arbres, 200 000 hectares de terres, de la perte de 22 milliards de tonnes d’eau et de l’émission de 84 millions de tonnes de CO2. «Cultivons des aliments, pas du tabac», est le thème choisi par l’OMS cette année pour la célébration de la journée mondiale sans tabac le 31 mai de chaque année.
Le tabagisme est la première cause évitable de décès dans le monde. L’OMS estime que le tabagisme fait plus de 10 millions de victimes chaque année dans le monde. Plus de 8 millions de ces décès sont dus à la consommation de tabac proprement dite et environ 1,2 million au tabagisme passif.
Il est responsable de la destruction de 600 millions d’arbres, 200 000 hectares de terres, de la perte de 22 milliards de tonnes d’eau et de l’émission de 84 millions de tonnes de CO2.
Dans sa campagne lancée cette année contre la culture du tabac, l’OMS rappelle que «le tabac nuit à notre santé, à la santé des agriculteurs et de la planète. L’ingérence de l’industrie du tabac se manifeste par les tentatives de remplacement de la culture du tabac, contribuant ainsi à la crise alimentaire mondiale» et d’expliquer que la campagne de lutte contre le tabagisme de cette année 2023, vise à «sensibiliser le grand public sur les méfaits de la culture du tabac sur la santé et elle donnera aux consommateurs de tabac une raison de plus de renoncer au tabac».
Chaque année, 3,5 millions d’hectares de terres sont détruits pour y cultiver du tabac.
Selon l’OMS, chaque année, environ 3,5 millions d’hectares de terres sont détruits pour y cultiver du tabac. «La culture du tabac contribue à la déforestation, surtout dans le monde en développement», indique l’OMS en soulignant que l’abattage des forêts pour y planter du tabac provoque une dégradation des sols et une baisse des rendements, c’est-à-dire la capacité du sol à accueillir d’autres plantes ou cultures.
L’OMS a publié aujourd’hui de nouvelles informations sur la mesure dans laquelle le tabac nuit à l’environnement et à la santé humaine, et a lancé un appel afin que des mesures soient prises pour rendre l’industrie plus responsable des destructions qu’elle cause.
«Le tabac est cultivé majoritairement dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, où il existe un besoin vital en eau et en terres agricoles pour la production des denrées alimentaires destinées à la région. Au lieu de cela, ces ressources sont utilisées pour cultiver des plants de tabac mortels, tandis que la déforestation gagne de plus en plus de terrain», déplorel’OMS.
Dans son rapport intitulé : «le tabac ; un poison pour notre planète», souligne que l’empreinte carbone de l’industrie qui provient de la production, de la transformation et du transport du tabac équivaut à un cinquième du CO2 produit par l’industrie du transport aérien commercial, chaque année, contribuant ainsi au réchauffement climatique.
Les produits du tabac contiennent plus de 7 000 produits chimiques toxiques
«Les produits du tabac représentent les principaux déchets sur la planète, et contiennent plus de 7 000 produits chimiques toxiques, qui pénètrent dans notre environnement lorsqu’ils sont jetés. Environ 4500 milliards de filtres à cigarettes polluent nos océans, nos fleuves, nos trottoirs, nos parcs, nos sols et nos plages chaque année», a déclaré le Dr Ruediger Krech, Directeur du Département Promotion de la santé à l’OMS.
Des produits comme les cigarettes, le tabac sans fumée et les cigarettes électroniques contribuent également à l’accumulation de pollution par les plastiques. «Les filtres à cigarettes contiennent des microplastiques et constituent le deuxième type de pollution par les plastiques le plus élevé au monde», ajoute l’OMS.
En dépit du marketing mené par l’industrie du tabac, aucun élément ne permet d’affirmer que les filtres présentent des avantages avérés pour la santé. L’OMS appelle les décideurs politiques à considérer les filtres à cigarettes pour ce qu’ils sont, à savoir des plastiques à usage unique, et à envisager d’interdire les filtres à cigarettes pour protéger la santé publique et l’environnement.
D.K.
