Le ministère de la Santé a lancé, lundi à Alger, les travaux de la rencontre nationale consacrée à l’élaboration du Plan national stratégique multisectoriel de prévention et de lutte contre les maladies non transmissibles pour la période 2026-2030. Cette démarche vise à renforcer la réponse nationale face à des pathologies qui représentent aujourd’hui l’un des principaux défis sanitaires du pays.
Représentant le ministre de la Santé, le chef de cabinet du ministère, le Dr Hadj Maâti Khalil Reda, a présidé l’ouverture des travaux de la rencontre nationale dédiée à l’élaboration du Plan national stratégique multisectoriel de prévention et de lutte contre les maladies non transmissibles (MNT) pour la période 2026-2030.
Cette rencontre a réuni le représentant de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le Dr Hanouel Habimana, le directeur de l’Université des sciences de la santé, le Pr Merzak Ghernaout, des représentants des agences des Nations unies, de plusieurs départements ministériels, des membres de la Commission nationale multisectorielle, ainsi que des experts et des représentants de la société civile.
Un enjeu majeur de santé publique
Dans une allocution prononcée en son nom, le ministre de la Santé a souligné que les maladies non transmissibles, notamment les maladies cardiovasculaires, le diabète, les cancers et les maladies respiratoires chroniques, constituent aujourd’hui l’un des principaux défis sanitaires et socio-économiques du pays. Leur progression, a-t-il indiqué, impose le renforcement des politiques de prévention à travers une approche globale associant l’ensemble des secteurs concernés.
Le futur plan stratégique s’inscrit dans le cadre du programme d’action du secteur de la santé et traduit les engagements internationaux de l’Algérie en matière de prévention et de lutte contre ces pathologies. Il accordera une place importante à la réduction des principaux facteurs de risque, tels que le tabagisme, la mauvaise alimentation, la sédentarité et les comportements néfastes pour la santé, tout en encourageant l’adoption de modes de vie plus sains.
Une mobilisation de tous les secteurs
Le ministère estime que la réussite de cette stratégie dépendra de l’implication de l’ensemble des acteurs institutionnels et sociaux. La prévention des maladies non transmissibles ne relève pas du seul secteur de la santé, mais nécessite une coordination étroite entre les différents ministères, les collectivités publiques, le secteur privé et la société civile afin de créer un environnement favorable à la promotion de la santé.
Le ministre a également réaffirmé l’engagement des pouvoirs publics à améliorer l’accès des citoyens au dépistage précoce, aux soins et à une prise en charge médicale de qualité. Cet engagement se traduira par la poursuite des investissements dans les ressources humaines, les infrastructures sanitaires et les équipements médicaux. À cet égard, il a cité le Plan national de lutte contre le cancer comme un exemple de la stratégie adoptée par l’État pour renforcer la prise en charge des maladies chroniques.
Des recommandations attendues
Au terme de cette rencontre, les participants sont appelés à formuler des recommandations destinées à enrichir le futur Plan national stratégique 2026-2030. L’objectif est de doter l’Algérie d’une feuille de route multisectorielle permettant de renforcer la prévention, de réduire les facteurs de risque et d’améliorer durablement la qualité de vie des citoyens.
Clôturant son intervention, le chef de cabinet a transmis les remerciements du ministre de la Santé à l’ensemble des participants, des organisateurs, des experts nationaux ainsi qu’aux experts de l’Organisation mondiale de la santé, exprimant le souhait que les travaux aboutissent à des propositions concrètes au service du renforcement de la politique nationale de lutte contre les maladies non transmissibles.
