Aller au contenu
Transplantations d’organes en Algérie : 1.600 greffes rénales réalisées depuis 1986, selon le ministre de la santé

Transplantations d’organes en Algérie : 1.600 greffes rénales réalisées depuis 1986, selon le ministre de la santé

Introduite en Algérie en 1986, la greffe rénale n’a enregistré, en près de quarante ans, qu’environ 1 600 interventions à l’échelle nationale. Un chiffre jugé largement insuffisant au regard du nombre de patients souffrant d’insuffisance rénale terminale et inscrits sur de longues listes d’attente, révélant les limites du programme national de transplantation d’organes.

Ce constat a été mis en avant lors de la journée parlementaire consacrée à la greffe des organes humains en Algérie, organisée par le Conseil de la nation à l’initiative de la Commission de la santé, des affaires sociales et de la solidarité nationale.

À cette occasion, le ministre de la Santé, Mohamed Seddik Aït Messaoudène, a rappelé, dans une allocution lue en son nom par le secrétaire général du ministère M. Talhi, que la transplantation demeure un enjeu majeur de santé publique et «l’unique espoir» pour des milliers de patients.

Selon le ministre, malgré les efforts consentis, l’Algérie reste encore loin de couvrir les besoins réels des malades. Outre la greffe rénale, d’autres types de transplantations évoluent à un rythme lent ou demeurent fortement centralisés.

C’est notamment le cas de la greffe de cellules souches, assurée exclusivement au Centre Pierre-et-Marie-Curie de lutte contre le cancer à Alger, seul établissement national disposant d’une unité spécialisée dans le traitement des cancers du sang et des formes sévères d’anémie.

Cette situation contribue non seulement à l’allongement des délais de prise en charge, mais aussi au recours persistant aux soins à l’étranger, avec les coûts financiers et humains que cela implique pour les patients et leurs familles.

Un programme national pour relancer la transplantation

Face à ces insuffisances, le ministère de la Santé a élaboré un programme national de développement de la greffe d’organes, placé sous la supervision de l’Agence nationale de la greffe d’organes.

Ce plan vise à structurer l’activité, à élargir la carte des centres spécialisés et à améliorer l’accès des patients aux différentes formes de transplantation.

Dans ce cadre, le ministre a également fait état du lancement progressif de nouvelles spécialités, dont la greffe cardiaque, appelée à démarrer au cours de l’année en cours, en coordination avec des pays disposant d’une expertise confirmée dans ce domaine.

Une évolution présentée comme une étape importante dans la modernisation du système national de soins, sans pour autant occulter les défis persistants auxquels fait face la transplantation en Algérie.

error: Content is protected !!