L’Institut national de santé publique (INSP) a organisé, mercredi, une journée d’étude et de sensibilisation sur la maladie d’Alzheimer, avec la participation de médecins généralistes et spécialistes. L’objectif de cette rencontre était de renforcer la prise de conscience sociétale et de promouvoir le diagnostic précoce de cette pathologie.
Les médecins généralistes, première ligne face à Alzheimer
Dans son allocution, le Directeur général de l’INSP, Pr Abderrezak Bouamra, a souligné que cette journée était avant tout destinée aux médecins généralistes, considérés comme la première ligne de défense face à la maladie.
«Ces médecins jouent un rôle primordial dans la détection des premiers signes et l’orientation des malades âgés vers les services spécialisés pour un diagnostic précoce et une prise en charge médicale optimale», a-t-il affirmé.
La formation médicale, une priorité absolue
Le Pr Bouamra a insisté sur la nécessité de former en continu les médecins, notamment dans l’identification des symptômes précoces et l’actualisation des méthodes de diagnostic et de prise en charge.
Ces formations visent à :
- Renforcer les compétences médicales,
- Améliorer la qualité des soins hospitaliers,
- Consolider la coordination entre généralistes et spécialistes.
Un défi sanitaire croissant
Les experts présents ont rappelé que la maladie d’Alzheimer est la forme de démence la plus répandue, représentant un défi sanitaire majeur en constante progression.
Ils ont appelé à intensifier les efforts de sensibilisation auprès de la population pour mieux faire face à cette pathologie.
L’importance du dépistage
Les intervenants ont également mis l’accent sur le dépistage , étape déterminante pour améliorer l’état de santé des patients. Trop de cas, ont-ils regretté, ne sont diagnostiqués qu’à un stade avancé, réduisant ainsi l’efficacité des traitements disponibles.
Différencier les oublis ordinaires des signes d’alerte
Les médecins ont par ailleurs rappelé la nécessité de distinguer les oublis ordinaires (perte de numéros de téléphone, d’objets, de noms…) des troubles suspects. Parmi ces derniers figurent :
- des difficultés de concentration,
- des troubles du langage (aphasie),
- des troubles de la mémoire,
- une impression persistante de vide mental.
Ils ont insisté sur le rôle essentiel des proches, appelés à rester attentifs à ces signaux précoces afin de favoriser une prise en charge rapide et adaptée.
D. K.
