L’Algérie fait face à un véritable fléau sanitaire silencieux : la surconsommation de sucre. Dans une publication récente sur sa page Facebook, l’Association de Protection et d’Orientation du Consommateur et de son Environnement (APOCE) tire la sonnette d’alarme : notre pays est le quatrième importateur mondial de sucre, avec une moyenne de 2,5 millions de tonnes par an. Un chiffre effarant, qui reflète une dépendance inquiétante à cette substance addictive.
Selon les données avancées par l’association, chaque Algérien consommerait en moyenne 24 kg de sucre par an, soit bien au-delà des recommandations de l’Organisation mondiale de la santé.
Rien qu’en 2022, plus de 3 517 milliards de litres d’eau et de boissons sucrées ont été consommés dans le pays. Des chiffres qui donnent le vertige et traduisent la place centrale que prend le sucre dans notre quotidien, souvent à notre insu.
Le danger du sucre caché

Si certains sucres sont naturellement présents dans des aliments comme les fruits, le pain ou le lait, le vrai danger réside dans le sucre ajouté, largement utilisé dans : les boissons gazeuses et les jus industriels, les bonbons, pâtisseries et viennoiseries et les produits transformés et en conserve.
Une consommation excessive de ces produits entraîne des conséquences sanitaires graves : obésité, diabète, maladies cardiovasculaires, troubles hépatiques et dentaires. Un cocktail explosif pour la santé publique.
Changer nos habitudes, une urgence collective
L’APOCE appelle les citoyens à revoir en profondeur leurs comportements alimentaires. Parmi les recommandations pratiques : Lire les étiquettes et repérer les termes comme « sucre ajouté » ou « sirop de maïs », réduire drastiquement les boissons sucrées, privilégier les fruits frais, cuisiner soi-même pour mieux contrôler les apports en sucre.
«Il est temps de repenser nos habitudes alimentaires », conclut Brasi Fateh, membre de l’APOCE Blida et étudiant en technologie alimentaire, qui a préparé cette alerte. Une initiative salutaire face à une crise nutritionnelle silencieuse mais dévastatrice
Rania N.
