
Au vu de la spécificité de la prise en charge du phénomène de toxicomanie, la formation des personnels de la santé est aujourd’hui cruciale d’autant que de nombreux centres ont été mis en place à travers le pays.
Ces centres intermédiaires de soins en addictologie (CISA) ont besoin d’un accompagnement permanent et de ressources humaines qualifiées.
De nombreux médecins généralistes ont justement bénéficié de cessions de formations en addictologie pour répondre aux besoins croissants en matière de prise en charge.
La formation des médecins généralistes exercant en milieu pénitentiaire organisée par la DSP d’Alger en collaboration avec les laboratoires El Kendi, le 21 octobre 2023 à l’occasion de la journée mondiale de la santé célébrée le 10 octobre de chaque année, s’inscrit justement dans le cadre de ce programme multisectoriel relatif à la stratégie nationale de lutte contre la toxicomanie mis en place par l’Algérie.
« Cette formation a été initiée à la demande des médecins généralistes du milieu pénitentiaire, qui avaient exprimé le besoin d’actualiser leur connaissances en matière de formation en addictologie au vu des difficultés de prise en charge des détenus », a expliqué Dr Maamir Nawel, médecin du travail et chargée de la santé mentale à la DSP d’Alger. L’objectif recherché à travers cette formation est d’ « actualiser les connaissances afin d’améliorer l’approche dans la prise en charge des troubles psychiatrique et l’addictologie dans le milieu carcéral et soulage les patients ».
Le médecin généraliste a un rôle important dans la prise en charge des troubles mentaux. « Il est le premier à être consulté par des patients présentants des troubles mentaux ou addictifs», a souligné le Pr Abdelkrim Messaoudi, chef de service psychiatrie à l’EHS Chéraga. « Cette formation est importante pour eux car ils ont besoin de se former de façon continue pour assurer une meilleure prise en charge de ces patient qui nécessistent des soins des soin particuliers », a- t-il indiqué en rappelant les différents troubles psychiatriques fréquents selon les catégories de population telle que la dépression chez les personnes âgées en détention ou les troubles addictifs liés à l’usage des substances psychoactives.
L’addictologie aux substances psychotropes nécessiste une prise en charge particulière d’où l’importance de la formation médicale continue notamment pour les médecins généralistes qui font le relais avec les spécialistes sachant que la prise en charge est pluridisciplinaire . « Cette prise en charge est complexe et encore plus difficile en milieu carcéral » , a indiqué le Pr Nadir Bourbon, chef de service d’addictologie au CHU de Blida.
Djamila Kourta