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presentation de la loi de finance

PLF 2027 : Plus de 1 138 milliards de dinars alloués au secteur de la santé

Le budget du secteur de la santé devrait progresser de 8,64 % en crédits de paiement en 2027. Présenté devant la commission des finances et du budget de l’Assemblée populaire nationale (APN), il prévoit également un renforcement des moyens consacrés à la prévention, aux soins et à l’approvisionnement en médicaments, ainsi que deux dispositions législatives concernant les urgences médicales et la radiothérapie.

Le ministre de la Santé, Mohamed Seddik Aït Messaoudene, a présenté, lundi 19 octobre 2026, les grandes lignes du budget de son secteur pour 2027 devant la commission des finances et du budget de l’APN, présidée par Abdelhafid Brima. Cette présentation s’inscrit dans le cadre de l’examen des budgets sectoriels proposés dans le projet de loi de finances (PLF) 2027, en présence de la ministre des Relations avec le Parlement, Nadjiba Djilali.

Plus de 1 138 milliards de dinars de crédits de paiement

Le budget proposé pour le secteur de la santé s’élève à 1 138,72 milliards de dinars en crédits de paiement et à 1 111,83 milliards de dinars en autorisations d’engagement. Ces enveloppes enregistrent respectivement des hausses de 8,64 % et de 7,05 % par rapport à 2026, plaçant le secteur au cinquième rang des départements ministériels en matière de dotations budgétaires.

Au-delà des montants alloués, les discussions ont mis en avant la nécessité d’assurer une utilisation efficace des ressources, en adéquation avec les besoins des établissements et des patients. Le président de la commission a notamment insisté sur le maintien de la gratuité des soins dans les structures publiques, l’amélioration de la qualité des prestations et le renforcement des moyens humains, matériels et infrastructurels.

Le ministre a, de son côté, souligné l’importance de la rationalisation des dépenses, de la transparence et de la gouvernance, ainsi que du recours à la numérisation et à l’évaluation des résultats pour améliorer la gestion du secteur.

Prévention et soins : une enveloppe en hausse de 16,45 %

Le programme consacré à la prévention et aux soins bénéficie d’une enveloppe de 353,004 milliards de dinars en crédits de paiement, en hausse de 16,45 % par rapport à 2026. Les autorisations d’engagement atteignent 329,796 milliards de dinars, soit une progression de 9,76 %.

Ces crédits doivent notamment financer la réalisation, l’extension et la réhabilitation des infrastructures sanitaires, l’acquisition d’équipements médicaux, ainsi que le renouvellement et le renforcement des moyens de transport sanitaire, dont les ambulances et les cliniques mobiles.

Le programme prévoit également 212 nouvelles opérations d’investissement et la réévaluation de 66 opérations existantes. Parallèlement, 363 nouvelles opérations sont annoncées au profit du secteur, notamment pour la construction d’hôpitaux et de polycliniques, la réhabilitation et l’équipement des structures de santé et le renforcement du parc automobile.

L’objectif affiché est de consolider les capacités de prise en charge et d’améliorer la répartition des moyens sanitaires sur le territoire national. À cet effet, l’élaboration d’une carte sanitaire est présentée comme un outil permettant de mieux identifier les besoins et d’orienter les investissements en fonction des disparités entre les wilayas.

Approvisionnement : les crédits augmentent de près de 53 %

L’approvisionnement en médicaments et en consommables médicaux constitue un autre axe important du budget 2027. Les crédits qui lui sont consacrés atteignent 183,551 milliards de dinars, soit une hausse de 52,96 % par rapport à l’exercice précédent.

Cette enveloppe couvre notamment les acquisitions réalisées par l’intermédiaire de la Pharmacie centrale des hôpitaux (PCH). Elle comprend également 30 milliards de dinars destinés à l’achat de vaccins, de sérums et de réactifs de laboratoire auprès de l’Institut Pasteur d’Algérie.

Cette progression budgétaire intervient dans un contexte où la disponibilité des produits de santé demeure un enjeu majeur pour la continuité des soins. L’efficacité de ces dépenses dépendra notamment de la capacité à répondre aux besoins des établissements et à assurer la disponibilité des produits nécessaires à la prise en charge des patients.

Formation et recrutement : des moyens supplémentaires

Le budget prévoit également 14,581 milliards de dinars en crédits de paiement et 12,226 milliards de dinars en autorisations d’engagement pour le programme de formation dans le domaine de la santé. Ces ressources doivent contribuer au renforcement des capacités pédagogiques et logistiques des structures de formation.

Sur le plan des ressources humaines, le projet prévoit l’ouverture de 28 329 nouveaux postes budgétaires, soit 3 842 postes de plus que l’année précédente. La majorité de ces recrutements est destinée aux établissements publics de santé.

En complément du budget de l’État, une contribution de 180 milliards de dinars des organismes de Sécurité sociale est prévue au profit des établissements publics de santé, en augmentation de 10 milliards de dinars par rapport à 2026.

Le financement du secteur repose également sur d’autres mécanismes, dont le Fonds de lutte contre le cancer et le Fonds des urgences et des activités de soins médicaux.

Djamila Kourta

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