Soumises à la présidence de la République par la Commission nationale de prévention et de lutte contre le cancer (CNLPCC , les recommandations formulées à l’issue des quatre ateliers de la rencontre nationale du 3 février 2026, organisée par cette commission (CNLPCC) en collaboration avec la Fédération algérienne des associations de patients (FAAPAC), ont été entérinées par le président de la République et des instructions ont été données pour leur mise en œuvre.
Dans ce sillage, une correspondance a été adressée par le ministère de l’intérieur à l’ensemble des walis, les appelant à déployer une stratégie globale axée sur la prévention, le dépistage, la prise en charge et la communication.
Prévention : promouvoir un mode de vie sain dès le plus jeune âge
Cette feuille de route s’articule autour d’un axe central qui est la prévention, le premier axe du plan de la stratégie nationale de prévention et de lutte contre le cancer 2025-2030. Il est ainsi recommandé la nécessité de sensibiliser le large public sur l’importante d’une alimentation saine avec l’implication de la médecine scolaire et des associations de parents d’élèves.
Il est aussi question de la promotion de l’activité physique avec la création d’espaces dédiés (marche, vélo) et des campagnes de sensibilisation. La lutte contre le tabagisme, à travers l’application stricte de la réglementation dans les lieux publics et privés, est également réaffirmée comme une priorité.
Dépistage : vers des campagnes plus efficaces et mieux encadrées
Les participants à la rencontre ont appelé à mieux structurer le dépistage, en facilitant l’intervention des associations dans les établissements (santé, écoles, universités) dans un cadre légal. Ils plaident aussi pour des partenariats renforcés avec les autorités locales et des campagnes plus ciblées, organisées et crédibles.

Renforcer l’offre de soins et l’accompagnement
Sur le plan de la prise en charge, les recommandations prévoient une plus grande implication du secteur privé, notamment à travers des conventions avec la sécurité sociale pour les examens d’imagerie et les analyses biologiques.
La création de centres d’hébergement pour les patients et leurs accompagnants est également préconisée, de même que le développement de services de soins de support au sein des centres de lutte contre le cancer.
Les autorités sont appelées à mettre en place un référentiel national du parcours de soins afin d’assurer une meilleure coordination des interventions et une prise en charge optimale des patients. Le rôle de l’assistante sociale est, par ailleurs, appelé à être renforcé pour accompagner les malades tout au long de leur parcours.
Communication : structurer et professionnaliser l’action associative
Le volet communication occupe une place importante dans ces recommandations. Il est ainsi proposé de former les associations aux techniques d’information et de communication en santé, tout en désignant au sein de chacune d’elles un responsable chargé de diffuser une information fiable.
Djamila Kourta
